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La nuit morave

Résumé
Un écrivain sort de son silence, en compagnie de quelques-uns de ses amis et disciples. Tous ont été conviés sur la péniche baptisée «La Nuit Morave» qui lui sert de refuge depuis une dizaine d'années, amarrée dans une boucle de la Morava, affluent serbe du Danube. Le maître des lieux les reçoit pour un dîner, puis se lance dans un long monologue mezza voce, ponctué seulement par le coassement des grenouilles sur le fleuve. Devant ses invités tour à tour questionneurs ou narrateurs eux-mêmes, il est question d’une étrange menace, d’une femme dangereuse, d’un colloque sur le bruit en Espagne et d’une réunion de joueurs de guimbarde à Vienne… Et surtout, de solitude, de perte et d’amour. La Nuit Morave transporte le lecteur dans un territoire imaginaire envoûtant et singulier. Sans conteste un des livres les plus poétiques et les plus complexes de Peter Handke, il a été salué à sa publication en Allemagne comme un coup de maître du grand écrivain autrichien
Lu par : Jean Frey
Durée: 16h. 30min.
Édition: Paris, Gallimard, 2011
Numéro du livre: 68586
ISBN: 9782070123322

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Lu par : Jean Mahler
Durée : 4h. 21min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 5711
Résumé:Quatre personnages, une femme, un joueur, un soldat, un vieillard. Une étrange déambulation dans des paysages campagnards, entre rêve et réalité. Roman initiatique, d'accès difficile, et métaphysique. Voyage initiatique à travers les continents de quatre personnages guidés par un vieil homme. Chacun va rencontrer l'autre et ces autres vont former un groupe qui va se mouvoir, comme une expédition, fuyant ce qui l'a poussé à partir.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 10h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69818
Résumé:Depuis son enfance, Alexia aime à voler des fruits dans les jardins, les vergers, les parcs. Au fil des années, cette activité est devenue son identité, sa manière de vivre presque vagabonde dans un monde où elle essaye de trouver peu à peu sa place. Attentif aux lieux, aux trésors cachés de la nature, au quotidien encore peu exploré d’une région, aux turpitudes et aux joies qu’une jeune femme de notre époque peut traverser, Peter Handke exprime dans La voleuse de fruits une vision personnelle et acérée de notre société, doublée d’un hommage à la famille, dans une histoire aussi vaste qu’introspective.
Durée : 2h. 54min.
Genre littéraire : Théâtre
Numéro du livre : 80056
Résumé:Par les villages est l'épopée du quotidien. Un chantier, des ouvriers, un village, la vie de chaque jour deviennent la matière d'une vie autre, à laquelle on ne prêtait jusque-là pas attention. C'est cela que raconte le poème dramatique. L'un des frères parti pour la ville, devenu écrivain, est exclu de l'héritage par les autres. A son retour le village est métamorphosé par la vie moderne. Pancartes et panneaux indicateurs ont tout envahi. Pourtant tout bascule déjà dans une ère nouvelle, celle de Nova qui ne proclame aucune vérité nouvelle mais annonce un regard nouveau. "Laissez s'épanouir les couleurs", dit-elle.
Lu par : Carole P.
Durée : 1h. 17min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 14875
Résumé:La fatigue soudain saisit l'enfant au milieu des siens, puis c'est la fatigue mortelle des cours morts de l'université ; mais il y a des fatigues plus profondes, plus intérieures, séparatrices et révélatrices à la fois. Cette fatigue-là creuse les êtres et leur donne aussi une présence nouvelle : c'est la clairvoyance de la fatigue. Elle peut rassembler pour un moment autour d'une entreprise commune - une batteuse -, mais il y a aussi les infatigables, les tueurs survivants de l'extermination, frais et dispos, et leurs guillerets descendants. La fatigue peut être tranquille mais la fatigue la plus grande naît peut-être à la vue de la cruauté toute simple, quotidienne. La fatigue donne forme au monde, elle aiguise la perception, elle établit une infranchissabilité réciproque entre les êtres, mais par là aussi une communication.
Durée : 4h.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31316
Résumé:Bien souvent dans le restant de sa vie, Andreas Egger repensera à ce matin de février dix-neuf cent trente-trois où il a découvert le chevrier Jean des Cornes agonisant sur sa paillasse. Dans une hotte arrimée à son dos, il l'a porté au village, sur un sentier de montagne de plus de trois kilomètres enfoui sous la neige. Pour se remettre d'aplomb après cette course hallucinée, il fait halte à l'auberge : quand le corsage de Marie, la jeune femme qui lui sert son schnaps, effleure son bras, une petite douleur l'envahit tout entier. Andreas Egger a déjà trente-cinq ans alors, et il a construit sa vie tout seul : orphelin, il a été recueilli à quatre ans par une brute dont les coups l'ont rendu boiteux. Malgré cela, comme il le dit à Marie au moment de lui demander sa main : un homme doit « élever son regard, pour voir plus loin que son petit bout de terre, le plus loin possible. » Aussi prend-il part à l'aventure des téléphériques, qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d'être envoyé sur le front de l'Est, dans les montagnes du Caucase. À son retour, « le maire n'est plus nazi, à la place des croix gammées les géraniums ornent de nouveau les fenêtres des maisons » et les étables vidées de leurs bêtes abritent les skis des touristes. Pris par la force visuelle de certaines scènes - la déclaration d'amour à Marie est un morceau d'anthologie -, et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce saisissant portrait d'un homme ordinaire, devenu bouleversant parce qu'il ne se donne d'autre choix que d'avancer. La beauté rare de ce petit livre a valu à Robert Seethaler le statut de meilleur auteur de l'année, décerné par les libraires d'outre-Rhin.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 2h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31312
Résumé:Deux hommes se promènent le long du Rhin, plongés dans une discussion sur la littérature. L'un est écrivain, l'autre son éditeur. On est au coeur de l'hiver, l'ancien bras du fictive est gelé, pourtant le foehn souffle, annonciateur du printemps. De loin, les promeneurs aperçoivent soudain un grand chien noir qui court à leur rencontre sur la glace, mais elle cède sous son poids et il tombe à l'eau. Pendant que son ami part chercher du secours, l'écrivain rampe jusqu'au chien qui s'agrippe à sa manche. Très vite, il comprend qu'il risque de sombrer avec lui. Pourquoi ne renonce-t-il pas, pourquoi refuse-t-il, au mépris de sa vie, de laisser le dernier mot à la mort Michael Köhlmeier a perdu sa fille aînée après une chute mortelle en montagne. Comment la retrouver par l'écriture sans que sa mort devienne un objet littéraire, c'est tout l'enjeu de ce livre admirable.
Lu par : Annie Séjourné
Durée : 8h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22919
Résumé:Au plus fort de la Deuxième Guerre mondiale, dans une ville qui ressemble à Vienne, Ellen, une petite fille d'une douzaine d'années, tente d'obtenir un visa pour rejoindre sa mère réfugiée aux Etats-Unis. Autour d'elle, pour survivre, un groupe d'enfants juifs, ses amis, opposent à leur sort tragique un espoir «plus fort que la mort». Un pied dans chaque monde (sa mère et sa grand-mère sont juives, mais son père ne l'est pas), Ellen tente de faire vivre cet espoir des deux côtés, accompagnant ses amis dans leurs jeux et leurs rêves. Vue par les yeux des enfants, la persécution nazie apparaît dans toute son insondable cruauté ; mais Ellen est aussi celle qui, inlassablement, interroge le monde qui l'entoure, et qui, en plein naufrage, réveille les adultes endormis avec ses questions insistantes, jusqu'aux dernières pages du livre où un «plus grand espoir» lui sera révélé. Son voyage halluciné dans l'hiver et la nuit apparaît alors comme une parabole sur la force des faibles et l'impuissance des forts.
Durée : 4h. 21min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 25533
Résumé:Leo, de retour des Etats-Unis, la correspondance entre Emmi et lui reprend, d'abord timide après de longs mois de silence, puis tout s'enchaîne. Mais voici qu'Emmi souhaite en finir pour de bon et mettre un terme à cette relation épistolaire. Pour cela, elle veut rencontrer Leo, une fois au moins... La rencontre a lieu - conformément à la forme consacrée du roman épistolaire - sans public. Le lecteur n'aura droit qu'au compte-rendu... La relation virtuelle survivra-t-elle au test de la réalité? Comment maintenir la tension, si les deux personnages ne peuvent plus se cacher derrière les mots, mais se retrouvent face à face? C'est là tout le charme, pétillant et captivant, de cette romance virtuelle et virtuose.
Lu par : Jean Frey
Durée : 4h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20237
Résumé:Quatrième tome de l'autobiographie de l'auteur. Cette fois, monsieur Bernhard, âgé de dix-huit ans est hospitalisé dans l'établissement pour poitrinaires Grafenhof. Il passe le temps en observant les autres malades et en réfléchissant à ses origines obscures. En effet, il n'a jamais connu son père et lorsqu'il ose aborder le sujet avec sa mère, il se heurte à une hostilité sourde et tenace. Son grand-père lui manque cruellement et bientôt, il devra affronter la perte d'un autre être cher en la personne de sa mère qui se meurt d'un cancer. Son état de santé est inquiétant et il doit subir un pneumopéritoine, intervention toute nouvelle à l'époque. Son univers se réduit donc à sa chambre de malade qu'il partage avec différentes personnes auxquelles il s'attache mais qui lui sont enlevées soit par une guérison miraculeuse ou bien une mort affreuse. Le jeune homme se sent de plus en plus seul au monde et son moral vacille. Il décide pourtant de se battre et de s'accrocher à ce qui lui reste de vie malgré toutes les épreuves et les perspectives d'avenir plutôt minces. Sa carrière de chanteur est sérieusement compromise et son certificat de commis d'épicerie ne lui est d'aucune utilité car qui va engager un poitrinaire pour servir la clientèle ? Il découvre « Les démons » de Dostoïevski ainsi que d'autres livres qui lui permettent de tenir le coup.
Lu par : Bernard Delannoy
Durée : 14h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17215
Résumé:Le roman raconte l'histoire de Philipp, qui vient d'hériter de la maison de ses aïeux. On est en 2001. Philipp est désabusé, ne sait que faire de cette masure qui semble l'aspirer, pleine du poids des souvenirs des générations passées. Très vite, il sera question de partir à la rencontre des fantômes qui peuplèrent jadis le lieu. Il y eut Alma et Richard, le couple de grands-parents. Richard était un homme ambitieux qui fréquenta les cercles d'influence et fut même ministre dans le premier gouvernement autrichien d'après-guerre. Quant à sa femme, elle subit la trajectoire imposée par son époux, se réfugiant souvent dans sa passion pour l'apiculture pour éviter les coups d'éclats...
Lu par : Jean Frey
Durée : 4h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15946
Résumé:'Les mange-pas-cher' rapporte, par la voix d'un narrateur anonyme, simple employé de banque, les propos d'un personnage odieux et fascinant, un certain Koller, qui lui expose, à chacune de leurs rencontres, sa morale élitiste et cynique et des pans de sa philosophie. Mordu à la jambe par le chien d'un riche industriel, Koller est amputé, gagne le procès mené contre le maître, ce qui lui permet de vivre tranquillement sans travailler. Il décide alors d'écrire un ouvrage décisif de physiognomonie.
Lu par : Cathy Cristofari
Durée : 6h. 35min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30442
Résumé:Tout commence en Inde, à Ellorâ, où le narrateur déambule sans fin dans des temples bouddhistes creusés dans le roc. De temps à autre, il se plonge dans la lecture du bref journal d'Ilsé Aichinger, Kleist, mousse, faisans. Une phrase le transporte soudain en 1943, le jour où son grand-père reçoit un courrier lui annonçant qu'Adam, le troisième de ses fils, est mort au front, comme ses deux frères avant lui. La mère du narrateur apprend la triste nouvelle par cette formule elliptique : «Notre Adam rentre aussi, mais autrement...» Un profond silence s'étend alors sur le domaine familial. De toute sa vie, la mère du narrateur - récemment décédée - ne parlera plus. Mère et le crayon lui est tout entier consacré, et dépeint différentes scènes de sa vie, entrecoupées d'extraits du Malheur indifférent, de Peter Handke, et du récit autobiographique de Peter Weiss, Adieu aux parents. Six ans après Requiem pour un père, Josef Winkler nous livre aujourd'hui son «requiem pour une mère».