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La revanche du cheval fou

Résumé
Roman posthume de François Conod, La Revanche du cheval fou évoque surtout une relation père-fils, dans l’Amérique du XXe siècle…
Durée: 2h. 56min.
Édition: Orbe, B. Campiche, 2019
Numéro du livre: 65855
ISBN: 9782882414489

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Lu par : André Cortessis
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Résumé:" Un matin, l'envie me prenant de faire une promenade, je mis le chapeau sur la tête et, en courant, quittai le cabinet de travail ou de fantasmagorie pour dévaler l'escalier et me précipiter dans la rue. Dans l'escalier, je fus croisé par une femme qui avait l'air d'une Espagnole, d'une Péruvienne ou d'une créole, et qui affichait quelque majesté pâle et fanée. Pour autant que je m'en souvienne, je me trouvai, en débouchant dans la rue vaste et claire, d'une humeur aventureuse et romantique qui m'emplit d'aise. Le monde matinal qui s'étalait devant moi me parut si beau que j'eus le sentiment de le voir pour la première fois... " En racontant tout uniment une journée de flânerie, du matin jusqu'au soir, entre ville et campagne, Robert Walser donne là son texte le plus enjoué, le plus désinvolte et le plus malicieusement élaboré. Changeant sans cesse de perspective, sautant d'un style à l'autre, poussant parfois la parodie jusqu'à l'abnégation, ce petit journal sentimental et cocasse, avec son inimitable mélange de naïveté feinte et de vraie candeur, est non seulement une confession, mais un véritable art poétique, et un chef-d'oeuvre du nouvelliste.
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Résumé:L'histoire que nous raconte Joëlle Stagoll parle d'enfermements, au pluriel. Celui de la prison, celui du repli sur soi, celui de la société qui exclut, qui condamne, qui met au ban. Mais aussi celui d'un amour où les deux protagonistes choisissent de s'enfermer pour échapper à la cruauté du monde. Ils se sont rencontrés brièvement pendant leur enfance et se retrouvent adultes, dans des circonstances impossibles : lui, souffrant d'un léger handicap, est incarcéré pour un crime dont il ne se souvient pas ; elle est l'auxiliaire qui l'aide à faire sa toilette deux fois par semaine. Mais voilà : ils ne peuvent pas se parler. Ils se racontent alors " dans l'absence ", chacun nous offrant sa vision du monde, son ressenti, ses espoirs. Jusqu'au jour tant attendu où il sort enfin de prison. Elle l'accueille chez elle, mais lui est tombé dans une profonde apathie qui constitue le suspense final : sera-t-il capable d'en sortir, sera-t-elle capable de l'en faire sortir pour enfin vivre leur amour ? L'huître nous livrera-t-elle enfin sa perle ?
Durée : 2h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13231
Résumé:Anka est une jeune fille sans mémoire, retrouvée défigurée dans une décharge. Dans son monologue intérieur s'exprime son obsession : laisser les souvenirs émerger, avec le risque qu'aux plus doux se mêlent les plus désagréables. Ce roman pose la question de la mémoire : est-t-elle une décharge ? Ou alors un pré, un terreau? Une mère qui a perdu sa fille rend visite à Anka à l'hôpital. Elle espère que l'amnésique sera sa fille perdue. Angoisse de la femme abandonnée (qui évoque la Jeanne que nous rencontrerons dans Dans le dos du temps), angoisse d'Anka qui craint de se voir embarquée dans une vie qui n'est pas la sienne, avec des souvenirs qui lui sont étrangers. (Pierre Lepori-culturactif.ch)
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 6h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 35165
Résumé:« La femme qui lui ouvrit aurait pu être belle sous une autre lumière. Ailleurs, dans un autre décor que ce cadre de porte d’où s’échappait le bruit d’une radio ; ailleurs, loin des néons qui soulignaient ses cernes comme deux lunes noires. Il pensa à la lumière, mais aussi à cette peur d’être vue et qui fait qu’on renonce à sortir, mais ce n’est pas qu’à cela qu’on dit adieu ; c’est à la caresse du soleil, c’est au vent et aux chants des oiseaux, même si parasités par le ronronnement des moteurs de voitures ; tout au bout, c’est la liberté qui s’en va, quand on a peur du dehors. - Majda Mahfouz ? » Après un premier roman déjà très remarqué, gratifié de deux prix littéraires, Xochitl Borel brasse plus large et profond, entre détresse et tendresse, dans le magma d’une réalité pesante que son regard et son verbe allègent sans l’édulcorer. De « L’alphabet des anges » à son deuxième ouvrage: « Les oies de l’Île Rousseau », une vraie romancière impose son univers poétique avec autant de porosité sensible que de vigueur réaliste. Jean-Louis Kuffer