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Anesthésie locale

Résumé
Eberhardt Starusch, 40 ans, professeur dans un lycée de Berlin, se rend chez son dentiste. Dans son fauteuil, face à l'écran de télévision, il s'invente ses propres émissions dans un dialogue fictif entre son dentiste et lui-même. Avec humour et sarcasme, il dresse un portrait cynique du monde dont le bon sens et la morale ont été anesthésiés par la société de consommation.
Durée: 12h. 38min.
Édition: Paris, Points, 2010
Numéro du livre: 32650
ISBN: 9782757818268
Collection(s): Points

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Durée : 34h. 29min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24078
Résumé:Oskar, héros et narrateur, s'exprime tantôt à la première personne du singulier, tantôt à la troisième. Il est interné dans un asile psychiatrique et, après avoir affirmé certaines choses, les reformule sous l'angle d'un éclairage légèrement différent. Le Tambour est donc, à l'image du personnage principal, un roman où règnent l'équivoque et l'ambigu. Oskar évoque ses souvenirs et nous fait prendre connaissance de manière intime de la montée et de la chute du nazisme dans la ville de Dantzig. Publié en 1958, prix du Meilleur Livre étranger en 1961, Le Tambour paraît au moment où l'Allemagne tâche de faire amende honorable de son passé encore proche et douloureux. Le roman est donc une bombe littéraire. Il l'est à bien d'autres égards : Oskar, à l'âge de trois ans, refuse de grandir, et c'est donc à travers les yeux d'un nain qui feint l'imbécillité que Grass, père du réalisme magique, entame sa Trilogie de Dantzig. Mêlant avec provocation le burlesque au pathétique, il nous offre une vision baroque des années noires durant lesquelles Oskar rythme les événements de son tambour, aune des sentiments des adultes sans méfiance face à ce petit génie de la dissimulation.
Lu par : Daniel Burnand
Durée : 6h. 45min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 12316
Résumé:Le 30 janvier 1945, un sous-marin russe coule non loin de Dantzig un ancien paquebot de croisière allemand, le « Wilhelm Gustloff », qui emporte vers l'ouest des milliers de réfugiés terrorisés par l'avancée de l'Armée rouge. Plus de quatre mille enfants périssent, sans compter les femmes et les vieillards. Seules quelques centaines de fugitifs survivent. Le naufrage du « Titanic » était peu de chose à côté. Ce fait historique, refoulé par les Allemands vaincus, est la matière, pour l'auteur, d'un « devoir de mémoire » à retardement. Le 30 janvier,c'est aussi le jour où Hitler accède au pouvoir en 1933, et où naît Wilhelm Gustloff, le« martyr » qui a donné son nom à l'un des plus beaux fleurons de la flotte de loisir national socialiste. Dans un magistral récit « en crabe » dont les zigzags relient générations passées,présentes et à venir,Günter Grass intègre une actualité dérangeante, effectivement brûlante,à la grande mythologie littéraire du Tambour, des Années de chien, du Chat et la Souris.
Lu par : Michel Joyet
Durée : 29h. 35min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 15004
Résumé:Berlin, de 1989 à 1991, au moment de la réunification, observée par un couple digne de Cervantès : le grand et maigre Fonty, le petit et trapu Hoftaller. Le premier est né en 1919, a fait la guerre dans l'aviation de Goering comme journaliste correspondant de guerre, ensuite il a été instituteur, puis conférencier littéraire en RDA, et enfin appariteur dans les ministères : un témoin. Mais il est aussi la réincarnation de Theodor Fontane, le grand romancier né un siècle plus tôt, dont il connaît par coeur les romans, les chroniques et la vie, et auquel il s'identifie jusque dans les détails de son existence privée. Hoftaller son 'vieux compagnon' qui l'espionne sans désemparer, est sans âge et aussi vieux que la police politique : il traquait déjà le jeune Marx, il a connu la révolution de 1848, l'unification de 1871, la république de Weimar, il a travaillé avec la Gestapo, avec la Stasi : toujours au service de l'ordre. Il tient Fonty-Fontane, dont le libéralisme gauchisant a été suspect à tous les régimes, et qui a quelques peccadilles à se reprocher. Ce vieux couple infernal de l'intellectuel et de l'espion permet une vision stéréoscopique de l'histoire, récente et moins récente.
Lu par : Michel Joyet
Durée : 16h. 55min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 16075
Résumé:A quatre-vingts ans, Günter Grass se souvient. Métaphore du souvenir: l'oignon - notre passé, notre expérience, tout ce qui définit notre personnalité - dont on ôte les pelures une à une en cherchant en vain le coeur n'est autre que cette accumulation de strates plus ou moins denses, plus ou moins fiables. Le récit débute à Dantzig en 1939 avec l'entrée en guerre et la perte de l'innocence. Il s'achève à Paris en 1959 avec la publication du Tambour et la consécration littéraire. Il décrit les épisodes les plus marquants d'une biographie et la genèse d'une oeuvre: enfance dans un milieu étriqué, guerre d'un adolescent endoctriné, survie dans les ruines, affirmation d'une vocation, trois faims qui ponctuent ces années d'apprentissage: la nourriture, l'amour charnel, l'art. En révélant, avant même la publication du livre en Allemagne, qu'il avait à dix-sept ans servi sous l'uniforme SS clans les derniers mois de la guerre, l'écrivain, qui n'a pourtant cessé de confronter son pays aux horreurs de son histoire, a déchaîné une tempête médiatique...
Durée : 9h. 26min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 20956
Résumé:Poète, romancier, auteur dramatique, mais encore sculpteur et dessinateur, Günter Grass est l'une des plus grandes figures intellectuelles allemandes du XXe siècle, récompensée par le prix Nobel de littérature en 1999. Un prix couronnant l'obstination, l'intensité et la richesse d'une œuvre. Avec Mon siècle, ce vingtième qu'il aura traversé aux deux tiers, Grass a pris le parti de raconter ce qu'a été pour les Allemands, à ses yeux, le XXe siècle. Ce sont ainsi cent brèves histoires (une histoire par année), à commencer par la participation allemande aux expéditions contre la Chine. Autant de récits habités par un personnage, dans lequel l'auteur plonge aisément, variant les procédés de composition, pour rendre compte de son point de vue, mêlant la mémoire collective à sa mémoire personnelle, jouant sur les temps, les rencontres, parfois réelles, parfois imaginaires, multipliant les clins d'œil, les allusions. À la fois un exercice de style et un témoignage remarquable.
Lu par : Isabelle Perbost
Durée : 8h. 3min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24911
Résumé:En 1954, Mohammed Dib publie L’incendie, un texte qui deviendra un classique de la littérature francophone du Maghreb. Ce roman, qui fait partie de la trilogie inaugurée par La grande maison (1952) et clôturée par Le métier à tisser (1957), prolonge et complète le programme de l’auteur. Le lecteur retrouve ainsi le personnage d’Omar, jeune garçon de Tlemcen qui est témoin des bouleversements que connaît la société algérienne pendant les années 1930. En ce sens, le fil narratologique incarné par cet enfant transmet une idée de progression chronologique entre les deux premiers volumes de la trilogie qui dépasse clairement la simple mention des repères temporels historiques. C’est une impression de vécu qui ressort, à partir de la présence en filigrane d’Omar, comme si le lecteur pouvait participer aux expériences initiatiques du garçon. Cependant, la cohérence de la trilogie ne vient pas uniquement de ce choix narratologique de l’auteur. Il est aussi question dans ce texte d’un engagement politique consacré à la mise en lumière des souffrances du peuple algérien pendant ces années passées sous la colonisation française. À l’aube de la Seconde Guerre Mondiale, la tension entre les colons français et le peuple algérien ne cesse de s’intensifier et l’auteur choisit de focaliser son regard sur le milieu rural, où les propriétaires terriens, les cultivateurs et les fellahs s’affrontent. Cette décision participe au projet de montrer l’évolution politique et sociale de l’Algérie : « La grève des fellahs venait d’éclater. Arraché à soi, à son inertie, et entraîné tout d’abord très lentement, au sortir d’un long et lourd sommeil, le pays avança dans la vie. »[1]. La protestation des ouvriers agricoles face à la misère dans laquelle l’exploitation des colons les a submergés devient un élan dans la lutte du peuple pour sortir de l’oppression. L’incendie qui donne le titre au roman évoque aussi bien l’événement qui marque cet été 1939 dans Bni Boublen que la révolte qui commence à se développer dans les esprits des paysans algériens.
Durée : 5h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24429
Résumé:Omar, le jeune héros de La Grande Maison et de L'Incendie, est devenu un adolescent grave et réfléchi. Il fait son apprentissage chez les tisserands. C'est dans un sous-sol à l'air raréfié, où la misère montre son visage émacié, qu'il va le mieux approcher du malheur secret de son pays. Nous sommes en 1940 et la guerre est encore trop loin pour que sa rumeur parvienne aux oreilles du jeune Omar. Mais il écoutera les interminables discussions entre les tisserands toujours à l'affût d'une espérance ; il apprendra combien il est difficile au sein d'une communauté écrasée par le labeur, la faim, le dénuement, de relever le visage quand le soleil même le blesse. Dans un décor déjà familier aux lecteurs de Mohammed Dib, c'est tout un peuple qui tend la main non pour mendier mais pour saisir une autre main fraternelle.
Durée : 4h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 37701
Résumé:Dans un bar perdu de Madagascar, le bar de la Dernière Chance, deux agents secrets, Monsieur O et Monsieur K, s'affrontent pour la possession du dossier le plus incroyable de l'histoire de l'espionnage : le dossier Alpha. Son contenu empêchant tout emploi de la force, ils ne disposent, le temps d'une nuit, que de la puissance des mots pour vaincre ou mourir. A minuit, un combat hors normes s'engage. A la fois roman philosophique sur le mensonge et comédie amère sur la pantomime du monde, Il est minuit, monsieur K est le face-à-face de deux hommes confrontés à la certitude tragique qu'il n'existe d'autre vérité que celle des jeux de masques.
Durée : 3h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 65777
Résumé:Le narrateur, marqué par la vie, passe son temps dans une chambre d'hôtel à Marrakech quand sa soeur est victime d'une hémorragie cérébrale. "Le jour se lève sur les montagnes de l'Atlas, quelque part dans le sud du Maroc. Déambulant dans une ville faite de sable, j'essaie de comprendre ce qui s'est passé. Il y a quelques semaines, tu vivais encore, alors que je me consumais à petit feu. Et maintenant, il ne me reste que ton absence."
Lu par : Aziz Mouline
Durée : 8h. 3min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76976
Résumé:Nedjma est jeune et belle. Elle est née de père inconnu et d'une mère considérée comme une étrangère. Courtisée par tous, fruit de l'adultère et du crime, elle bouillonne d'une révolte superbe et tragique, à l'image même d'une Algérie à la fois jeune et âgée, musulmane et païenne, savante et sauvage...
Lu par : François Ricaud
Durée : 1h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 73399
Résumé:Un garçon meurt lentement du sida dans une chambre d'hôpital. Son amant s'est fait embaucher dans la maison d'édition où il travaillait, pour comprendre pourquoi et comment on a négocié son départ lorsqu'il a été trop visiblement atteint. C'est aussi par vengeance contre un univers glacé, codé, humiliant et infantilisant qu'il introduit des mouches dans le système d'air conditionné.
Lu par : Yaye Traoré
Durée : 4h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 39411
Résumé:Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible. Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie.