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Faut-il vraiment découper l'histoire en tranches ?

Résumé
Ni thèse, ni synthèse, cet essai peut être lu comme l'aboutissement d'une longue recherche. Et d'une réflexion sur l'histoire, sur les périodes de l'histoire occidentale, au centre de laquelle le Moyen Âge est mon compagnon depuis 1950. Il s'agit donc d'un ouvrage que je porte en moi depuis longtemps, des idées qui me tiennent à cœur. Écrit en 2013, à l'heure où les effets quotidiens de la mondialisation sont de plus en plus tangibles, ce livre-parcours pose des questions sur les diverses manières de concevoir les périodisations dans l'histoire : les continuités, les ruptures, les manières de repenser la mémoire de l'histoire. Traitant du problème général du passage d'une période à l'autre, j'examine un cas particulier : la prétendue nouveauté de la « Renaissance » et son rapport au Moyen Âge auquel j'ai consacré avec passion ma vie de chercheur. Reste le problème de savoir si l'histoire est une et continue ou sectionnée en compartiments ? ou encore : s'il faut vraiment découper l'histoire en tranches ? Jacques Le Goff
Lu par : Jean Frey
Genre littéraire: Histoire/géographie
Durée: 4h. 34min.
Édition: Paris, Ed. du Seuil, 2014
Numéro du livre: 20136
ISBN: 9782021106053
CDU: 930.9

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Résumé:L'Europe contemporaine est une longue histoire qui commence avant la venue du christianisme, et se continue avec son reflux. A l'œil qui sait voir, comme celui de Jacques Le Goff, apparaissent des traces, des strates successives de nombreuses mutations, depuis les ruines de l'Empire romain jusqu'aux découvertes du XVIe siècle. L'historien les met au jour, les explore, pour montrer combien l'Europe contemporaine hérite, emprunte, reprend bien des caractères de cette " Europe " médiévale qui n'est pas tout à fait la nôtre, mais représente un moment important dans sa constitution : unité potentielle et diversité fondamentale, métissage des populations, divisions et oppositions Ouest-Est/Sud-Nord, primat unificateur de la culture. De l'échec carolingien à la " belle " Europe des villes et des universités, Jacques Le Goff nous entraîne dans un intense voyage à rebours, dans l'espoir que, comprenant mieux leur provenance, les Européens construisent mieux leur avenir.
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Durée : 13h. 42min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 67715
Résumé:9 août 1944, Quimperlé, Finistère sud. Sous les yeux de sa femme et de son petit-fils, Adolphe Fontaine est arrêté à son domicile par les maquisards qui viennent de libérer la ville. Roué de coups, promené dans les rues, il est fusillé quelques heures plus tard. Cette exécution sommaire est le point de départ de l’enquête menée par Grégoire Kauffmann. Avec l’œil de l’historien, il remonte la piste de son grand-père, Pierre Brunerie, l’un des meneurs de la Résistance. A-t-il commandité le meurtre du 9 août ? En suivant les traces de ce fils d’ébéniste, jeune sympathisant communiste devenu militaire, c’est un destin français que l’on découvre dans ce récit haletant, de la déroute de 1940 aux premières heures de la Résistance, de la clandestinité sous l’Occupation aux débordements de l’épuration… Exhumée des archives, une étonnante galerie de personnages gravite autour de l’hôtel de Bretagne, repaire de la Résistance quimperloise : notables en cheville avec l’occupant, agents infiltrés, officiers allemands noceurs et tortionnaires, femmes amoureuses qui finiront tondues, héros ordinaires, résistants improbables… Une véritable comédie humaine de la France des années sombres. L’enquête intime d’un historien au cœur d’un secret de famille.
Lu par : Emmanuel Bloch
Durée : 12h. 39min.
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Résumé:Le 17 juin 1816, quatre navires quittent l’île d’Aix pour se rendre en Afrique. Le but de la mission est de récupérer les établissements français du Sénégal, pris par les Anglais pendant les guerres napoléoniennes mais rendus à la France par les traités de Paris de 1814 et de 1815. L’expédition est commandée par le capitaine Hugues Duroy de Chaumareys qui se trouve à bord du meilleur navire?: la frégate La Méduse. Si les trois autres bateaux parviennent sans encombre à Saint-Louis du Sénégal, La Méduse, elle, fera naufrage. Olivier Merle, dont l’un des ancêtres – l’ingénieur des Mines Charles Brédif – se trouvait à bord de La Méduse, déroule avec une précision d’horloger l’enchaînement des événements qui ont conduit à la catastrophe. Il dévoile l’incompétence du capitaine, les conflits au sein des officiers de l’état-major, les oppositions et les rancunes entre bonapartistes et royalistes, l’influence néfaste de certains civils. Quand La Méduse doit être évacuée, l’ignominie vient s’ajouter à l’incompétence et 150 personnes (sur les 400 passagers) sont abandonnés sur un radeau. Celui-ci, surpeuplé, va dériver sur l’océan pendant plus de dix jours au cours desquels les naufragés vont s’entretuer et vire un calvaire innommable. Peu en réchapperont. Basé sur les récits des rescapés et les recherches des historiens, ce roman est une brillante et haletante reconstitution du plus célèbre naufrage de tous les temps. De tous les drames de la mer, c’est un des plus célèbres avec celui du Titanic. La tragédie du radeau de La Méduse est connue de la plupart des Français grâce au monumental tableau peint par Géricault en 1818 deux ans après le drame. Ce qui est moins connu, c’est que le naufrage de La Méduse eut en France un retentissement considérable, provoquant des remous politiques où royalistes et bonapartistes s’affrontèrent sans nuance. Les opposants à la Restauration et au nouveau roi Louis XVIII (frère de Louis XVI) s’emparèrent du drame pour stigmatiser le nouveau régime. Pour calmer la tempête et mettre fin à la crise politique, le capitaine de La Méduse, Hugues Duroy de Chaumareys, fut jugé à huis clos et condamné à trois ans de prison (qu’il effectua). Il fut également rayé de la liste des officiers de marine et radié de la Légion d’honneur et de l’Ordre de Saint-Louis. Il mourut en 1841 à l’âge de 78 ans sans réussir, malgré tous ses efforts, à retrouver le droit de porter ses anciennes décorations. Ni le gouverneur Schmaltz, ni Richefort, qui portaient pourtant une lourde responsabilité dans le drame, ne furent inquiétés.
Durée : 1h. 7min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 67368
Résumé:Plusieurs témoins ayant côtoyé Marek Edelman dressent un portrait du militant socialiste polonais qui, à 24 ans, fut l'un des dirigeants du soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943. Il incarna la résistance juive armée contre l'oppresseur nazi et fit partie des rares à avoir survécu en s'échappant par les égouts du ghetto.
Lu par : Agnès Hatt
Durée : 2h. 30min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 30587
Résumé:La conviction profonde de l'auteur est que la gauche tout entière peinera à se réformer si elle ne mène pas l'analyse approfondie de ce qu'ont été les engagements, le pouvoir et les meurtrissures du communisme. Les communistes ont combattu les barbaries, les guerres coloniales, les exploitations. Toutes les horreurs des adversaires. Sauf celles du communisme, qui se menaient en leur nom. Les nouvelles générations sont tentées par nos erreurs de jeunesse. On admire davantage les pétoires rouillées que les froids repentirs. Des colloques et des ouvrages se rappellent du communisme l'excitation et oublient les barbelés. Le même rouge est couleur du sang et du soleil. Nous sommes des milliers, peut-être des dizaines de milliers d'anciens militants révolutionnaires passés au réformisme. Nous formons une génération en train de disparaître. Sur ce qui s'est pratiqué en notre nom, avec notre soutien, nos justifications, nous devons témoigner, jusqu'au cimetière. Surtout jusqu'au cimetière, pour éviter que les oraisons funèbres ne soient la négation de ce que nous avons été.