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Ils sont tous morts: roman

Résumé
Campagne vaudoise, crépuscule des années 80. L'adolescence de Jack et de ses potes se consume au rythme des bières et des mégots de points. Des potes et des joints, il ne restera bientôt que des cendres. Ils sont tous morts, tués par les illusions de l'argent facile, par les mirages thaïlandais, par les différentes nuances de blanche et par la silhouette furtive d'une âme sœur. L'anesthésie se généralise, de la tête au cœur, et l'âme flotte, se dissipe, puis se rend.
Lu par : Eline Roess
Durée: 6h. 45min.
Édition: Lausanne, L'Age d'Homme, 2013
Numéro du livre: 19875
ISBN: 9782825143230

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Résumé:Que voit-on d'un homme en premier, sinon sa tête ? Des cavernes primitives à l'atelier des physionomistes, du dessin à la sculpture, il y a une représentation de la tête. J'ai beau fouiller, c'est les têtes autres que je fouille à la recherche peut-être de quoi fut la mienne il y a quarante mille ans penchée, acharnée, obstinée sur une pierre, un os, une tête d'os à aiguiser ou à polir. Ce sont donc ici, non des portraits, mais des reliefs, des visages rabotés et gothiques que Jacques Chessex nous donne à toucher.
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Résumé:" Je suis figé au bord de la route, mon père s'est arrêté lui aussi, maintenant il vient sur moi, il me saisit durement par le bras, le chapeau est baissé sur les yeux, sur les lunettes, le col du manteau relevé, mon père est pâle, les yeux bleus terriblement brillent. Il me tient toujours par le bras, il regarde autour de lui, devant, derrière. " Il n'y a personne ", dit sa voix que je reconnais mal. " Personne. Et toi tu ne m'as pas vu. Souviens-toi. Toi tu ne m'as pas vu à ce moment et sur ce chemin. " Il m'a lâché, il ne me regarde pas, déjà il marche à grands pas, le chapeau enfoncé, le col haut, sur la route où il n'y a personne. " L'enfant de huit ans auquel son père a demandé de se taire se confesse enfin. Cet enfant s'appelle Jacques Chessex.
Durée : 5h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:« Il y a un goût du secret, du caché, de l'interdit, qui m'est venu très tôt avec la détestation de ma condition d'enfant et la rumination de quelques jouissances. Qu'est-ce que je cherchais dans le noir, coincé sous cette carcasse de gamine qui tremble nerveusement et m'écrase ? Je m'en souviens : je cherche mon bien. J'avais huit ans, je ne l'oublie pas ! Mais je me rappelle ces moments avec une précision d'autant plus exacte qu'elle est le miroir de ce que je suis aujourd'hui. C'est la première fois qu'on s'oublie sur moi. »
Lu par : Jean Frisch
Durée : 1h. 55min.
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Résumé:A la mort de Ramuz, l'écrivain Manuel Sorge le décrit comme le "sale vieux poseur de faux vigneron esthétouillard et théâtral qui m'empêche de vivre depuis toujours". Depuis qu'il tente d'écrire, Sorge est en effet confiné dans l'ombre de Ramuz, son aîné de trente-cinq ans, écrivain reconnu et novateur. Alors que contrairement à son rival il a presque tout pour être heureux, maison, femmes, argent, aisance en société et auprès des bourgeois, le héros de Incarnata (comme dans la phrase de Mozart - "Incarnata est musica" - jalousé par Salieri), se laisse ronger par la jalousie. Ce discours d'un raté obsédé par un grand est aussi celui de sa dégringolade. Jusqu'à ce qu'il tombe passionnément amoureux d'une femme affreusement laide mais à l'âme rayonnante. Chessex (Goncourt 1973 pour L'Ogre) aborde ici un thème difficile et souvent tabou pour les écrivains, qui ne sauraient être fiers de ce sentiment bas et dévorant, mais aussi très humain, qu'incarne la jalousie qu'ils éprouvent les uns pour les autres.