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Fantaisie pour deux colonels et une piscine

Résumé
Sur fond de post-Révolution des Oeillets, deux couples improbables nous entraînent de Lisbonne à l'Alentejo, dessinant ainsi un ballet aussi cruel qu'hilarant. Sur un ton burlesque et anecdotique, ce récit brosse un portrait satirique et pessimiste du Portugal contemporain. La décrépitude de ces deux colonels en retraite et de leurs épouses emblématise une décadence globale qui ne touche d'ailleurs pas seulement le Finisterrae européen. La piscine qu'ils construisent dans une région subdésertique pour ne pas s'y baigner constitue dès lors le refuge d'un passé sans cesse évoqué et regretté, mais aussi d'un présent lourd de compromissions qu'effraient les excès d'une modernité prise pour cible par un narrateur ludique et incisif.
Durée: 6h. 33min.
Édition: Paris, C. Bourgois, 2007
Numéro du livre: 16042

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Numéro du livre : 20640
Résumé:Au bord du divorce, un couple de trentenaires lisboètes se livre à un inventaire courtois et méthodique de ses biens. Très vite, Arnaldo et Barbara achoppent sur le sort de leur tortue domestique. Que faire de cet animal qu'ils n'ont même pas baptisé ? Liés par ce noeud gordien absurde, ils poursuivent - en attendant de trouver une solution - un semblant de vie commune ponctué de scènes de ménage aigres-douces... Mais sont-ils sûrs de vouloir se quitter ? Leurs chassés-croisés chez eux, dans les quartiers populaires ou huppés de Lisbonne, et la mélancolie qui les étreint quand ils sont seuls laissent présager un dénouement heureux... Mario de Carvalho profite de cette trame cocasse pour épingler des affects conjugaux dangereusement volatils et nous faire rire d'un certain quotidien urbain petit-bourgeois. Cocktail narratif jubilatoire mixant cinéma, farce et bande dessinée, son "chronovélème" pousse sur le devant de la scène un chélonidé inerte, modeste mais hilarante allégorie de notre condition humaine.
Durée : 8h. 20min.
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Lu par : Jean Vergnolle
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Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 23754
Résumé:Mário de Carvalho est décidément un maître de la subversion. Son dernier roman nous offre une satire réjouissante de notre société de fausses valeurs et de réputations usurpées, à travers un personnage de petite arriviste sans scrupules qui sévit dans les médias. Mais, outre qu'elle nous amuse énormément, elle n'est pas dénuée de charme - et de nous demander si nous n'aurions pas tous quelque chose d'Eduarda Galvao ? En tout cas les amours intéressées d'Eduarda la mènent au cœur du Parti communiste, et c'est l'occasion pour l'auteur de se pencher sur l'affligeante décadence - à moins qu'il ne s'agisse d'une évolution structurelle normale - de l'institution et de ses membres. Ce qui donne lieu à un bon nombre de scènes proprement hilarantes à travers les péripéties de l'existence d'un certain Joel Strosse, qui s'est mis dans la tête d'obtenir sa carte alors que tout le monde la rend. Le propos est sans doute plus sérieux qu'il n'y paraît et au bout du compte les militants décatis ne sont ni absous ni condamnés, comme s'ils appartenaient à cette génération désenchantée et victime des temps qu'affectionne Mário de Carvalho.
Lu par : Carole Lenevette
Durée : 8h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 35040
Résumé:L'histoire d'Euridice Gusmao, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu'elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement. "Responsable de l'augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Euridice décida de se désinvestir de l'aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu'elle accumula. C'est vrai, les kilos parlent, les kilos crient, et exigent - Ne me touche plus jamais. Euridice faisait durer le café du matin jusqu'au petit déjeuner de dix heures, le déjeuner jusqu'au goûter de quatre heures, et le dîner jusqu'au souper de neuf heures. Euridice gagna trois mentons. Constatant qu'elle avait atteint la ligne, cette ligne à partir de laquelle son mari ne s'approcherait plus d'elle, elle adopta à nouveau un rythme alimentaire sain".
Lu par : Jacques Pichevin
Durée : 14h. 43min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Un dimanche de Pâques. Il pleut sans discontinuer sur Lisbonne. Une femme se meurt, veillée par ses enfants qui s'entre-déchirent. Tour à tour, ils se remémorent les heures fastes de leur histoire, lorsque l'élevage de taureaux de combat faisait la fierté et la prospérité de la famille des Marques. Mais ils sondent aussi les recoins les plus sombres de leurs existences. Francisco, Joao, Ana, Beatriz et Mercilia, la vieille servante : tous font entendre leurs craintes, leurs regrets et leurs rancoeurs au fil d'un récit bâti sur le rythme d'une corrida, dans l'attente de l'infaillible coup de grâce.
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Résumé:Un homme est hospitalisé à Lisbonne : dans ses viscères, une bogue ne cesse de grossir en silence, que le médecin appelle cancer. La douleur, l'opération, les traitements le plongent dans un état second. Remontent alors à la surface des souvenirs enfouis depuis toujours, qui se bousculent et s'entremêlent. Furieux contre cette mort « terrible et comique » qui se moque de lui dans l'obscurité, humilié par sa déchéance physique, « monsieur Antunes du lit numéro onze » divague dans les méandres de sa mémoire. Et c'est alors tout le monde de son enfance qui se rappelle à lui, avec ses sons, ses odeurs, ses visages. Tandis que médecins et infirmières défilent à son chevet, passé et présent se télescopent, et le voilà emporté, en compagnie de défunts décidément pleins de vie. Alors que le mal « aboie dans son ventre », ce passé ravivé agit comme un garde-corps, le seul peut-être à pouvoir l'empêcher de tomber dans « le ravin » qui s'ouvre au bord de son lit d'hôpital.
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Durée : 12h. 36min.
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Résumé:Ecrit au dernier quart du XIVe siècle, "Le manuel des inquisiteurs" était destiné, à l'origine, aux seuls évêques et inquisiteurs. Voici désormais à la portée de chacun la pratique inquisitoriale imposée par Rome, éditée dès 1503 et rééditée cinq fois, après remise à jour sur ordre du Sénat de l'Inquisition romaine, au cours des XVIe et XVIIe siècles. Marqué du sceau de l'officialité, le Manuel dit le droit, établit la procédure - délation, poursuite, torture, aveu, prison, bûcher - et fournit la réponse papale à tous les problèmes que pouvaient avoir à résoudre les plus redoutables serviteurs de l'ordre catholique.
Lu par : Bernard Delannoy
Durée : 10h. 56min.
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Résumé:« Un adolescent meurt, victime d'une overdose. À son chevet d'hôpital, lors de son agonie, se succèdent son père, sa mère, depuis longtemps séparés, sa tante, le médecin et les infirmières. Depuis son coma, Nuno les observe s'agiter autour de lui. Des souvenirs heureux, et symboliques, traversent son délire, comme lorsque son père l'emmenait faire de la balançoire (...) Comme souvent chez l'auteur, l'histoire dans La mort de Carlos Gardel est racontée tour à tour par chacun des protagonistes, auxquels s'ajoutent d'autres membres de la famille, parents plus éloignés ou domestiques. Tous les récits gravitent autour du grabat du junkie, comme autant de faces kaléidoscopiques d'un même événement. ». (Antoine de Gaudemar, Libération).
Lu par : Serge Cantero
Durée : 13h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31336
Résumé:À Lisbonne, un policier a reçu pour mission de neutraliser les « actes anti-sociaux » d'une bande d'adolescents dont la base de repli se situe dans le quartier du Premier Mai. Dans le rapport destiné à sa hiérarchie, il mêle des appréciations personnelles et politiques, des confidences plus intimes. Au fil des chapitres, une vingtaine de voix se succèdent et plongent le lecteur dans cette cité du Premier Mai délabrée, ravagée par les problèmes sociaux.
Lu par : Anne-Laure Sahy
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12045
Résumé:Premier grand texte littéraire écrit en portugais et portant sur la guerre en Angola (à partir de 1960). L'oeuvre est complexe, entremêlant les souvenirs d'une enfance au sein de la bourgeoisie salazariste, la cour désabusée faite à une femme rencontrée dans un bar, la guerre coloniale et la tentation de l'amour. L'auteur est médecin, poète et écrivain. Intérêt littéraire. Accès assez difficile (surtout le début). Roman-monologue.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 11h.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18185
Résumé:Un homme, assis au volant de sa voiture, attend devant un feu rouge. Il devient soudain aveugle. C'est le début d'une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. En quarantaine dans un hôpital ou livrés à eux-mêmes dans la ville, privés de tout repère, les hordes d'aveugles devront faire face à ce qui, en l'homme, est le plus primitif : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Guidés par une femme, le seul être qui n'a pas été frappé par la " blancheur lumineuse ", les personnages de ce magnifique et insolite roman connaîtront mille aventures. L'amour, la haine, la cruauté, l'indifférence, la peur, autant de passions qui nous aveuglent et à partir desquelles José Saramago bâtit une inquiétante allégorie des temps que nous vivons.