La voix des mauvais jours et des chagrins rentrés: roman
Résumé
Ce douzième roman a pour cadre (et presque pour personnage) une résidence secondaire non loin de Paris. Un homme y revient, au début de la mauvaise saison, et l'observe longuement du dehors. Il se souvient... Bâti en trois temps, le récit fait alterner les réminiscences du narrateur et des scènes dialoguées de sa vie avec Julie dans cette maison, après leur rencontre au cours d'un cocktail littéraire parisien. La description de celui-ci, pièce d'anthologie constituée uniquement de bribes de conversation, occupe une quarantaine de pages au coeur du livre. C'est du Beno de haut vol, qui se livre à une sorte de concentré parodique des Fruits d'or de Nathalie Sarraute, en rapportant les propos d'une micro-société observée sans indulgence à la loupe grossissante. Avec cette devinette, comme une cerise sur le gâteau: quel est le mot de onze lettres se terminant par L dont la définition est do? Dès le départ, le narrateur oscille entre le désastre et la merveille, les mégots calcinés et le souvenir des craquantes galettes saupoudrées de sucre glace de jadis. Cette maison, il l'a aimée et détestée à la fois, comme ses trop nombreux occupants, la famille et les amis de Julie: son père, sa nouvelle épouse et leur affreux chien, son frère, sa soeur et leurs conjoints, ses deux fils, leur femme ou amie et leurs enfants à tous. Bref, il y a toujours du monde à loger et nourrir, des allées et venues, des corvées domestiques et des travaux sans fin dans la maison et le jardin. (Isabelle Martin, Le Temps, mars 2003)
Lu par :
Michel Joyet
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature suisse
Durée:
6h. 12min.
Édition:
Paris, Ed. du Seuil, 2004
Numéro du livre:
13015
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782020630948
Collection(s):
Fiction & Cie
Documents similaires
Lu par : Jean Frey
Durée : 8h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14762
Résumé:Tantôt présenté à la troisième personne, tantôt s'exprimant lui-même, celui-ci s'avance donc dans la vie, accumulant les expériences intimes et procédant à son propre dévoilement de l'ordre du monde. Par cet aspect, « Peinture avec pistolet » tient indiscutablement du roman de formation. Les chapitres se succèdent, avec toujours en tête l'indication d'une année, depuis la scène, traitée sur le mode tragi-comique, du village frontalier où se trouvait « par hasard » un foyer d'orphelins juifs (« Les temps étaient à la guerre, et mondiale encore »), et le collège chic fréquenté plus tard sur le bord du Léman, jusqu'aux manifestations de mai 1968 à Paris et les débuts d'une carrière dans l'édition. Quelques lignes parfois suffisent, qui rappellent allusivement pour telle année...
Lu par : Yves Renaud
Durée : 9h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 4980
Résumé:En plusieurs "tableaux", un homme entreprend de faire le portrait de la femme qu'il a aimée, dont il s'est séparé, et du couple qu'ils formaient. Un couple où les signes de dégradation se sont multipliés au fil des mois, jusqu'à un voyage en Grèce qui prend des allures d'épopée burlesque, ultime tentative de reconquête tournant au fiasco le plus complet. Mais l'amant maladroit révèle aussi, de scène en scène, son mauvais caractère, brossant le portrait drôle et tendre à la fois d'un compagnon pour le moins difficile à vivre...
Lu par : Jean Frey
Durée : 4h. 16min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 13629
Résumé:Louis XVI n'a pas été guillotiné. Banni par les autorités révolutionnaires, Louis Capet trouve exil en Suisse, sur les bords du lac Léman. Inadapté au travail et à la vie sociale, il reçoit heureusement quelques visites (Benjamin Constant, M. de Necker, Edmund Burke) et rencontre Aline, une jeune domestique avec laquelle il engage une relation ambiguë. Mais celle-là le quitte, l'ex-roi doit fuir les troupes républicaines, on le retrouve mort, la nuque brisée, le 1er février 1798' Une fantaisie historique à la fois cocasse et profonde.
Lu par : Jacques Zurlinden
Durée : 8h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 1440
Résumé:Un homme solitaire, chômeur et borgne, transforme les toilettes communes de son étage en salle de lecture. Entreposant vingt-cinq volumes d'une encyclopédie dans ce nouvel havre de paix, il cherche à redonner vie à son passé, tout en s'informant sur une maladie dont il croit être atteint. Mais le temps qu'il passe aux toilettes va vite devenir source de conflits...
Lu par : Jacques Zurlinden
Durée : 5h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12520
Résumé:Schématiquement, c'est assez simple. Il y a une route qui monte. Au pied de la route, une église. Au sommet, un hôpital. A gauche, un cimetière. A droite, une clinique psychiatrique. Logiquement, il y a sur la route qui monte un corbillard, quelques âmes pieuses, une poignée d'aliénés, une demi-douzaine de handicapés. Et puis il faudrait parler du haut mur. Et de l'accident. Curieusement, il y a aussi, sur cette route, Clocharde qui va prendre son train et se trompe de route. Et un artiste qui peint la route et se trompe de tableau. Absurdement enfin, il y a parfois, sur la route qui monte, Quelqu'unbis qui voudrait bien descendre parce qu'il ne se sent pas très bien.
Lu par : Francine-Charlotte Gehri
Durée : 18h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13150
Résumé:Comme dans son dernier roman "Peinture avec pistolet", l'auteur prend le lecteur à témoin de l'incompréhensible absurdité et de la violence d'un monde où la haine peut vous détruire à chaque instant. Adolescent au début de la seconde guerre mondiale, le héros, Suisse, demi-Juif, et catholique peu convaincu, échappe, grâce à sa nationalité et à son certificat de baptême, aux horreurs des rafles antisémites. La guerre finie, flûtiste sans grande vocation, il erre entre France et Suisse pour finalement s'établir sur un îlot quelque part en Dordogne : tentative désespérée pour se racheter de sa neutralité et de ses fautes imaginaires, pour se déculpabiliser de ce qui est arrivé à tous les autres juifs et qui ne lui est pas arrivé. D'une lecture difficile - le récit, teinté d'un humour corrosif, se reconstitue à coup de digressions et de témoignages hors de toute chronologie - ce texte est cependant fascinant tant l'écriture est brillante et originale.
Lu par : Jacques Zurlinden
Durée : 3h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12590
Résumé:"Il remercie le chauffeur et lui laisse un gros pourboire. Le chauffeur va boire le gros pourboire, un calva, une bière, un calva et remettez-moi ça, et au premier embranchement là-bas sur l'autoroute -splaaaatch- premier mort. Et première décision : ne plus appeler un pourboire un pourboire." Que se passe-t-il lorsque l'on attend un avion pendant cinq heures et qu'on laisse libre cours à son imagination ?
Lu par : Pierre-Bernard Elsig
Durée : 5h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13359
Résumé:Résumé : Le narrateur tente d'oublier deux femmes à la fois, Agathe et Paule, mortes depuis plusieurs années. Après l'enterrement d'un ami proche, il rencontre Robert, un cuisinier, qui va le sortir de ses obsessions.
Lu par : Jean Frey
Durée : 4h. 32min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17709
Résumé:Bakou, quelle idée baroque. Quelle villégiature improbable que cette capitale bétonnée d'une république de pipelines aux confins de l'ex-Empire soviétique... En 2003, Olivier Rolin y avait fait escale par hasard. En transit dans une chambre de l'hôtel Apsheron - nom si proche de l'Acheron, le fleuve grec des morts -, il y avait imaginé sa propre fin. L'écrivain revient cette fois hanter la ville, tenter le diable, rôder derrière des fantômes.
Lu par : Jacques Zurlinden
Durée : 7h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20065
Résumé:Six adolescents trompent l'ennui de leur petite ville de province avec ce qu'ils peuvent : bières, filles et depuis peu, groupe de rock. Rimbaud a tort, on n'est pas sérieux jusqu'à au moins 18 ans, ou en tout cas jusqu'à la fin des 400 coups. Pour s'assurer de tous les faire, ils les comptent les uns après les autres et attendent le grand final avec impatience. Tout s'accélère lorsque l'un d'eux contacte Lapar, "Agence de bonheur". Les concerts, les groupies et les cours sont assurés. A quel prix ? Peu importe, ils verront plus tard...Mais la vie n'attend pas et se paie sur la bête : elle ampute la belle main à six doigts qu'ils formaient. À cinq, ça marche moins bien... Voire plus du tout.
Lu par : Emmanuel Trouzier
Durée : 4h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21704
Résumé:A la suite d'un long séjour en Tchétchénie, Frédéric, un grand reporter, revient à Paris où l'attend Emese, sa jeune compagne hongroise, dont il partage l'appartement et la vie. Il se demande s'il n'a pas atteint un point de non-retour. S'établir, faire un enfant ? Renoncer aux lignes de front ? Il retrouve les plaisirs de la vie quotidienne, les lectures, les cafés, les amis, le journal, mais aussi les situations mondaines où l'on ne peut se faire comprendre. Les soucis liés au passé et au futur ne manquent pas de resurgir. Emese supporte mal ses obsessions. Il n'arrive pas à être là. Seuls ceux qui partagent un même destin, habités par la guerre et par le désir d'écrire à son propos, semblent capables de s'entendre, en tentant de répondre aux même interrogations, ou en échangeant les mêmes sensations. Frédéric continue à chercher sa place. Et ce qu'Emese interprète d'abord comme un abandon n'est peut-être qu'une sincérité à son égard et une fidélité à lui-même, étranger parmi les siens.
Lu par : Jeanne Elkouby
Durée : 2h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22493
Résumé:Au bord d'une route qui mène au col de Nice, une poignée de maisons dresse timidement ses murs sous le poids des ans. La mer n'est pas loin. Il est cependant quelques personnes, accrochées à cette campagne, qui ne l'ont jamais vue. Trois vieillards étirent là leur grand âge, avec leurs manies, leurs échecs, leurs souvenirs de plus en plus incertains, vagues et chaotiques. Parmi ces vieux campagnards, Anchise, veuf, refermé sur lui-même, reste habité par la grâce d'un souvenir, celui de son grand amour, Blanche, sa jeune femme à la magnifique chevelure blonde qui illuminait sa vie. Blanche, dont personne ne se souvient sinon lui. Blanche, disparue cependant qu'il était à la guerre, retrouvée l'espace d'un temps dans la blondeur des essaims d'abeilles. Comme les autres vieillards, Anchise ne vit plus qu'au passé. Mais Anchise ne vit plus qu'au passé depuis longtemps déjà. Tout en retenue, Maryline Desbiolles brosse avec humanité le portrait d'un homme, somnambule entre les vivants et les morts, marqué par un deuil impossible, une figure qui revient, sans cesse, diffuse, lancinante. Récompensé par le prix Femina 1999, Anchise est un roman remarquable par sa sensibilité et son originalité, sa perception triste et désolée d'une vieillesse qui trimbale péniblement sa douleur.