Contenu

Le sexe et l'effroi

Résumé
De Médée, pensive, s'apprêtant à massacrer ses enfants, à Pline l'Ancien étouffé par son propre embonpoint sous les cendres de Pompéi, Quignard déambule d'un récit à l'autre pour alimenter sa méditation sur la mentalité romaine, tant dans sa conception de la sexualité qu'à travers des thèmes aussi variés que le pouvoir, le regard, l'interdit, la mélancolie, etc.
Genre littéraire: Histoire/géographie
Durée: 9h. 44min.
Édition: Paris, Gallimard, 1996
Numéro du livre: 12472
ISBN: 9782070400027
Collection(s): Folio
CDU: 930.8

Documents similaires

Durée:6h. 30min.
Genre littéraire:Essai/chronique/langage
Numéro du livre:29729
Résumé: Le neuvième tome de Dernier Royaume est consacré à la pensée. Ainsi Pascal Quignard arrive au coeur de sa quête. Livre après livre, Dernier Royaume cherche à éprouver une autre façon de penser. Un mode de penser qui n'a rien à voir avec la philosophie. Une façon de s'attacher à la lettre, à la fragmentation de la langue écrite, et d'avancer en décomposant les images des rêves, en désordonnant les formes verbales, en exhumant les textes sources. Ce livre explore trois choses. Comment la pensée et la mort se touchent. Comment la pensée est proche de la mélancolie. Comment la pensée s'abrite auprès du traumatisme. Celui qui pense « compense » un très vieil abandon. Ce qui fait le fond de la pensée c'est la mère manquante. De même que le rêve est un sens dont les images désordonnées, condensées, paradoxales, intuitionnent quelque chose qui a précédé le sommeil et qui fait retour en elles, de même la pensée est un sens qui use de mots écrits, retranscrits, retraduits, épluchés, étymologisés, néologisés, lesquels projettent des liens entre des silhouettes éparses, où on s'est jadis perdu.
Durée:5h. 19min.
Genre littéraire:Essai/chronique/langage
Numéro du livre:65593
Résumé: Une réflexion sur l'idée de biographie et sur la place des rêves dans la vie humaine. " Voici le cœur de l’argument du livre que je voudrais consacrer à l’idée de biographie : les rêves n’émettent pas la moindre idée de cause. Les rêves sont encore vivants, non les phrases. Ils errent. On ne saurait faire un tissu si continu de ses désirs, ni des actions où ils se projettent ou qu’ils inventent, qu’il puisse passer pour vraisemblable."
Durée:1h. 48min.
Genre littéraire:Roman historique/biographique
Numéro du livre:18288
Résumé: Après la mort de sa femme, Monsieur de Sainte Colombe vit avec ses deux filles et sa viole pour compagnes. Ce passionné de musique, qui pouvait, avec sa viole, "imiter toutes les inflexions de la voix humaine" prendra comme élève Marin Marais, qui semble aspirer davantage à plaire au roi qu'à faire de la réelle musique...
Lu par:Claude Fissé
Durée:42min.
Genre littéraire:Contes et légendes
Numéro du livre:17034
Résumé: Une jeune femme promet à un homme de retenir son nom. Un jour ce nom lui fait soudain défaut. Ce défaut lui brûle les lèvres. Le désespoir la gagne. « Histoire d'une promesse faite au diable, en échange d'un immédiat bienfait, et histoire dont l'imprudente qui a promis va s'en délivrer, c'est d'abord un conte, un vrai conte, de ceux que l'on trouve dans les collections de notre enfance».
Durée:11h. 15min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:37264
Résumé: Retiré dans la vaste propriété familiale, à Bergheim, dans le Wurtemberg, un musicien célèbre refuse tout à coup de se produire en concert et annule les cours qu'il donnait jusque-là à San-Francisco et à Paris. Il revoit son enfance, cet univers déchiré entre deux langues, composé de chats, d'enfants, de vieilles demoiselles d'un raffinement d'un autre âge. Il revoit sa mère qui l'a abandonné quand il avait quatre ans, ses quatre sœurs, les cinq ou six femmes qu'il a aimées. Il découvre ce qui fait le centre, peut-être, de sa vie : l'amitié qu'il a portée à Florent Seinecé, qu'il a connu à Saint-Germain-en-Laye, dans les années soixante. Les années passent et les scènes de de rupture sont autant de vieilles retrouvailles. La sensualité cotoie la haine, l'excitation, la détresse. Des maisons et des jardins divers et merveilleux se succèdent : en Normandie, sur les bords de la Méditerranée, sur les bords de la Loire, sur les rives de Jagst ou du Neckar. C'est tout un monde. C'est toute une vie. Des êtres qui s'étaient séparés dans la violence ou dans la tristesse, dix ans après, quinze ans après se retrouvent. Les souvenirs de ceux qui se retrouvent ne concordent qu'à peine. Un souvenir en cache un autre qui lui-même cache un rêve. Des êtres qu'on a aimés plus que tout au monde meurent, et curieusement leur nom évoque quelque chose. Ils ont laissé des traces comme vivantes, inopinées, hallucinantes dans la mémoire de ceux qui les aimaient. Ce sont des souvenirs qui tout à coup mettent le sang aux joues, des couleurs qui brusquement luisent, des sons, des visages et des noms qui font soudain sauter le cœur. (Quatrième de couverture de l'édition Gallimard 1986)
Lu par:Marion Martin
Durée:14h. 21min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:26707
Résumé: Un homme a froid parce qu'il a oublié un ancien prénom. Il collectionne sur la terre entière tout ce qu'une main d'enfant peut étreindre. A Rome, à Tokyo, à Paris, à Londres, Edouard Furfooz vend des vieux jouets, des poupées, des miniatures, des dessus de tabatière : il vend les dons des Saturnales. Arrive le solstice d'hiver, où tout ce qui est petit est aimé, où les jours sont les plus courts. Alors que l'année, le feu, le soleil se préparent à revenir, c'est un intense amour qui revient.
Durée:9h. 36min.
Genre littéraire:Roman historique/biographique
Numéro du livre:71788
Résumé: « Tout homme, toute femme, qui assigne une fin à l’amour, n’aime pas. Tout être humain ou animal qui fixe un but à l’amour, n’aime pas. Qui impose un contenu, n’aime pas. Qui rêve un foyer, une maison, un enfant, de l’or, une récompense, n’aime pas. Qui court après la réputation, l’ascendant social, le cheval, la voiture, l’honneur, n’aime pas. Qui vise le champion du tournoi, l’intégrité religieuse, la propreté, la délicatesse de la nourriture, l’ordre du lieu, le soin du jardin, n’aime pas. Celui qui prétend s’introduire dans un groupe auquel il n’appartient pas, ne serait-ce qu’atteindre les objectifs les plus sûrs — la mère dans l’homme, le grand-père maternel dans la femme —, n’aime pas. Celui qui recherche la culture, la virtuosité, le courage, l’expérience, la fierté, le savoir, n’aime pas. Dans l’étreinte Dieu et Je sont morts. »
Lu par:Michel Joyet
Durée:6h. 42min.
Genre littéraire:Littérature érotique
Numéro du livre:12091
Résumé: Ce livre exhume un trésor composé de romans érotiques romains non pas inconnus, mais abandonnés dans le mépris ou l'ombre pour des raisons morales, esthétiques et scolaires. Pascal Quignard reconstitue cinquante-trois d'entre eux. Ce sont les Mille et une nuits du monde romain sous la dictature de César et au début de l'empire. La vie de Caius Albucius Silus - la vie du plus grand et du plus singulier des romanciers d'alors - sert de conte-cadre. Albucius était un citoyen milanais ombrageux, passionné par un vieux compotier de chêne, qui faisait des lieues en litière pour contempler un marabout ou un rhinocéros, qui aimait les choses sordides, qui collectionnait les natures mortes de Peiraikos et qui buvait du lait de femme chaque matin. Ces cinquante-trois intrigues judiciaires, rudes, sanglantes, sexuelles, déclamatoires peuvent tour à tour être rapprochées des grands dialogues de Pierre Corneille, des romans noirs de Donatien de Sade, ou de la poésie objectiviste de Charles Reznikoff.
Lu par:Manon
Durée:1h. 55min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:36359
Résumé: Le révérend Simeon Pease Cheney a noté tous les chants des oiseaux qui venaient pépier dans son jardin, dans les années 1860-1880. Passionné par les sons, il portait un amour absolu à sa femme disparue.
Durée:2h. 7min.
Genre littéraire:Arts
Numéro du livre:11899
Résumé: Pourquoi les femmes ont-elles si peu composé de musique? Les femmes naissent et meurent dans un soprano qui paraît indestructible. Les hommes perdent leur voix d'enfant. À treize ans, ils s'enrouent, chevrotent, bêlent. Les hommes sont ces êtres dont la voix casse - des espèces de chants à deux voix. On peut les définir, à partir de la puberté : humains qu'une voix a quittés comme une mue. En eux l'enfance, le non-langage, le chant des émotions premières, c'est la robe d'un serpent. Alors ou bien les hommes, comme ils tranchent les bourses testiculaires, tranchent la mue. C'est la voix à jamais infantile. Ce sont les castrats. Ou bien les hommes composent avec la voix perdue. On les appelle les compositeurs. Ils recomposent autant qu'ils le peuvent un territoire sonore qui ne mue pas, immuable. Ou encore ils suppléent à l'aide d'instruments les défaillances et l'abandon où l'aggravement de leur voix les a plongés. Ils regagnent de la sorte les registres aigus, à la fois puérils et maternels, de l'émotion naissante, de la patrie sonore. Ils s'en font virtuoses.
Lu par:Jean Frey
Durée:5h. 2min.
Genre littéraire:Roman historique/biographique
Numéro du livre:33576
Résumé: "Je n'ai jamais ressenti aucun sentiment de nation. Aucun sentiment de territoire. Seules les langues m'émerveillent. Rare l'instant où on voit sur les lèvres d'un enfant l'instant où le son devient un mot. Très rares les humains qui ont pu voir filmée, ou dessinée, ou enregistrée, ou narrée la scène exacte où ils ont pris origine juste avant l'instant x où ils sont conçus. Mais plus encore l'instant de bascule d'un système symbolique dans un autre: la date de naissance de leur langue, les circonstances, les lieux dans l'espace,le temps qu'il faisait dans le site, la rivière, les arbres, la neige.... C'est une chose extraordinaire que d'être resté en contact avec la contingence de l'origine. Le français a cette chance. Le 14 février 842, un vendredi, à la fin de la matinée, sur le bord de l'Ill, dans un froid terrible, sur les lèvres des soldats francs, quand ils ont à proclamer leurs serments, une étrange brume se lève. On a appelé cette brume le "français". Nithard, le premier a écrit le français. Je vais vous raconter l'histoire de Nithard et de son frère jumeau Hartnid."
Lu par:Michel Joyet
Durée:3h. 54min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:12445
Résumé: "Les Ombres errantes" est le premier tome de la trilogie "Dernier Royaume". "Dernier Royaume" est un ensemble de volumes beaucoup plus étendu et étrange. Ni argumentation philosophique, ni petits essais érudits et épars, ni narration romanesque, en moi, peu à peu, tous les genres sont tombés. Enfant, durant toute mon enfance, chaque nuit, je tournais la tête du crépuscule jusqu'à l'aube. Cela me paraissait beaucoup plus intéressant que dormir. C'était peut-être un signe de carence mais cela m'excitait. C'est vraiment une tête qui tourne à toute allure que ces volumes. Un éclair de tête. Ce n'est pas un jugement sur le temps ou le monde ou la société ou l'évolution humaine : c'est le petit effort d'une pensée de tout. Une petite vision toute moderne du monde. Une vision toute laïque du monde. Une vision toute anormale du monde.