- Le polar du mois : Un homme meilleur
- L'historique du mois : Un été de trahison
- Le techno-glaçant du mois : Le fondateur
- Le monstre littéraire - et voyageur - du mois : Agneau noir et faucon gris
- Prix Nobel de littérature 2026 : Carson
- Prix Constantinople 2026 : Grossman
- Prix de la rentrée 2026 : première fournée
- Thème : brumes celtiques
- Thème : Qui t'es ô double
- Hommage : Ryu Murakami (1952 - 2026 )
- Au seuil du chrysanthème
"Pour la Saint-Quentin, couvre-toi les reins"
Dicton du 31 octobre
"Entendras-tu des profondeurs - Comment je chante et me dédouble - Je suis double mais tout seul? "
Sophia Andrukhovych, Amadoca : l'histoire de Sophia
Aujourd'hui c'est le royaume du perméable - cette nuit le miroir deviendra porte entre les mondes. Moment étrange où le vivant côtoie le mort, le visage son reflet qui le nargue, l’intelligence humaine sa sournoise et vampirique doublure artificielle. Comme dans la foire aux prix, le rituel celtique glisse vers le frisson commercial, la divinité vers l’ectoplasme. Dans ce monde changeant, le fantôme de la "vraie" littérature viendra un jour hanter le cénacle littéraire des machines ?
Optimisme automnale pourtant, car tout n’est pas perdu tant que l’imagination sera aux commandes, tant que la terreur se laissera "soudoyer" avec des bonbons. Et avec des bons mots…humains.
Le polar du mois : Un homme meilleur
Bien que rétrogradé, Armand Gamache est toujours de service. Et là, sous la météo qui se déchaîne au Québec (changement climatique disiez-vous?) il doit retrouver une jeune femme disparue...et se surpasser.
L'historique du mois : Un été de trahison
1940, année fatidique. La France tombe, Pétain commande et quatre femmes, d'obéissances et sensibilités (humaines et politiques) très diverses, doivent se positionner face aux événements...
Le techno-glaçant du mois : Le fondateur
Depuis Marbella on contrôle le monde. Du moins le veut ainsi Alexander Zimmer (avatar littéraire de Peter Thiel) avec son logiciel diabolique de surveillance de masse et sa connaissance cynique, saupodrée de philosophie, de la prétendue "âme humaine".
Le monstre littéraire - et voyageur - du mois : Agneau noir et faucon gris
1937. Une romancière anglo-irlandaise sillonne la Yougoslavie (encore sans "ex") avec son regard empathique et sa plume généreuse. Le résultat frôle le chef-d'oeuvre.
Prix Nobel de littérature 2026 : Carson
Combien, parmi les amateurs de la chose littéraire, avaient lu Anne Carson? Voici l'un des mérites des prix : mettre en lumière, attiser la curiosité. Poétesse, dramaturge et essayiste, l'écrivaine canadienne est la lauréate du Prix Nobel de littérature, octroyé le 8 octobre dernier "pour son œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a créé de nouvelles formes pour la littérature contemporaine ", le jury dixit.
Prix Constantinople 2026 : Grossman
Romancier profond et inventif, humaniste engagé, partisant - fervent parmi les fervents - de la paix, du respect mutuel et de la coexistence. Comment ne pas se réjouir de ce prix (un de plus à son palmarès) qui distingue l'auteur israélien pour son recueil d'articles et discours à la portée parfois prophétique?
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Prix de la rentrée 2026 : première fournée
Quatre prix. Deux femmes, deux hommes. Le genre (des romans)? : historique, social, psychologique, socio-poétique. Qui nous font voyager de l'Afrique à la France - avant, pendant et après l'occupation - en passant par un Proche Orient à la fois réel et imaginaire.
Quatre livres, c'est cela l'essentiel, dont la lecture nous enrichit, nous interpelle ou nous enchante. Chacun à sa façon.
Thème : brumes celtiques
A la veille de la fête celtique de Samahain - et de son pendant moderne et halloweenesque - voici un quintet littéraire pour bois (sacré) et percussion (des glaives contre des boucliers). A diriger avec une baguette ... magique.
Thème : Qui t'es ô double
Atavique peut-être, depuis l’apparition de la conscience, cette tension : entre la tentation d’être "un autre que soi" et l’effroi de voir son moi désagrégé. La fiction est un exutoire, l’auteur libère ses obsessions en nous le transmettant : plaisir esthétique et « inquiétante étrangeté ». Mais quand cela arrive « pour de vrai » : identité usurpée, existences qui bifurquent dans des mondes parallèles n’obéissant qu’aux lois de l’algorithme ? Là, comme dirait un certain Oulianov, que faire ?
Hommage : Ryu Murakami (1952 - 2026 )
Enfant terrible de la littérature japonaise, Ryūnosuke Murakami (ne pas confondre avec Haruki, plus consensuel) naît a Sasebo, Nagasaki, en février 1952. Engagé dans sa jeunesse contre la présence militaire américaine au Japon, il devient un critique impitoyable des travers de son pays, parfois jusqu'à la caricature. Ce qui ne l'a pas empêché de recevoir de nombreuses distinction, dont le prestigieux Prix Akutagawa. Ryu Murakami est décédé le 17 octobre dernier, à 74 ans.
Au seuil du chrysanthème
Chères auditrices et lectrices, chers auditeurs et lecteurs. La bise fait tourner, tomber, les dernières feuilles, facilitant la tâche des jurys. Bientôt, les derniers "grands prix de l'automne" décernés, le calme - relatif - reviendra pour un temps, du moins dans le royaume des lettres. On dégustera alors au coin du feu - et la flamme peut aussi être intérieure, ou symbolique - nos pages préférées, avec ou sans distinction (littéraire bien entendu, distingués vous le serez toujours).
Novembre étant associé, par magiciens et fleuristes, au ravissant chrysanthème, c'est sous cette fleur que nous nous retrouverons. Et cela nous convient, car elle symbolise l'amitié et l'abondance.
Pensées amicales pour vous - et profusion de livres!