Recherche par mot-clé: BIOGRAPHIE
2331 résultats. Page 65 sur 117.
Lu par : Sabine Marais-Veyrat
Durée : 6h. 7min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23203
Résumé:Le coup de tonnerre littéraire qu'a provoqué La Vie sexuelle de Catherine M. révélait le regard singulier que l'auteur portait sur son corps et sur sa vie. Aujourd'hui, elle raconte son " autre vie ", celle où s'effondre de manière étrange et imprévue un pan de son existence, cette crise traversée dans un mélange de rêves et de déchirements. Jour de souffrance est un défi d'écrivain : à la fois le prolongement d'une oeuvre puissante et son contraire implacable, maîtrisé et saisissant.
Lu par : Roger Messié
Durée : 32h. 9min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23320
Résumé:Il y a des vies qui transcendent leur siècle. Elles le sauvent, en quelque sorte, d'un jugement trop sévère de l'Histoire. La vie d'Arthur Koestler fut de celles-là. Né en 1905 dans une famille juive de la Mitteleuropa, Arthur Koestler noua avec l'Histoire une relation tumultueuse et passionnée qui le conduisit de la Vienne crépusculaire des années vingt à Londres où il mourut en 1983, sujet britannique parvenu au faîte d'une célébrité mondiale, en passant par la Palestine de la reconquête sioniste, le Berlin de la montée du nazisme, la Russie stalinienne de la grande famine de l'hiver 1932, l'Espagne de la guerre civile où il fut condamné à mort, la France de la drôle de guerre qui l'enferma dans un camp d'" indésirables ", le Londres de la résistance héroïque à Hitler où il trouva refuge, le Paris effervescent de la Libération, l'Amérique du maccarthysme naissant et l'Etat d'Israël à peine proclamé et déjà assailli. Auteur, avec Le Zéro et l'infini, d'un des plus grands livres de la littérature politique du XXe siècle, exilé perpétuel, " cosmopolite déraciné ", calomnié et persécuté de son vivant, voué à une sorte d'oubli depuis sa mort, Arthur Koestler fut de tous les grands combats de son temps. Militant de la grande croisade antifasciste de l'entre-deux-guerres, il rompit avec le communisme lors des procès de Moscou et fut du petit nombre de ceux qui osèrent défier ensemble les deux grands systèmes totalitaires dont, l'un des premiers, il pressentit l'identité profonde. Rien ne put dévier sa route. Rien n'échappa à son regard critique et à la liberté de son jugement. Ce livre est l'histoire de cette vie hors du commun. C'est aussi le récit d'une époque qui s'enivra d'abstractions criminelles et renia son humanité au nom d'utopies monstrueuses. Michel Laval nous la fait revivre avec un exceptionnel talent de narrateur, en suivant pas à pas, combat après combat, un de ses acteurs les plus lucides et les plus courageux.
Lu par : Roger Messié
Durée : 33h. 14min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 25516
Résumé:Pierre Mendès France (1907-1982) est, avec le général de Gaulle, le seul grand acteur de la vie publique qui, dans la seconde moitié du XXe siècle, a suscité un mythe. Sa trace dans l'Histoire ne se limite pas à son bref passage au pouvoir de juin 1954 à février 1955, sept mois et dix-sept jours marqués par le règlement de la guerre d'Indochine et le début du processus d'indépendance de la Tunisie. Le rayonnement et l'influence de cet homme de gauche réaliste se sont exercés bien au-delà de sa famille politique d'origine. Pour plusieurs générations de hauts fonctionnaires, de cadres dirigeants, d'intellectuels et de citoyens anonymes, Mendès France a été une référence morale. Si de Gaulle avait une certaine idée de la France, lui incarnait une certaine idée de la République, avec pour principes le souci du bien commun, le respect de l'adversaire, la volonté de dire toujours la vérité. S'écartant d'une légende simplificatrice, Eric Roussel est parti à la recherche de cet homme courageux, complexe, attachant, quelquefois paradoxal. De ses débuts de jeune élu radical en Normandie à ses relations passionnelles avec de Gaulle et compliquées avec François Mitterrand, maints épisodes que l'on croyait connus apparaissent sous un jour nouveau, tandis que se révèle un être sensible, très marqué par le procès inique que lui intenta le régime de Vichy, et plus d'une fois en proie au doute. Fondé sur une vaste enquête dans les archives françaises et étrangères, les témoignages de proches de Mendès France et ses écrits inédits les plus intimes, ce livre éclaire un destin d'exception profondément ancré dans la mémoire nationale.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 8h. 19min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 29946
Résumé:J'étais sorti de prison depuis cinq ans. J'avais déjà quatre livres publiés et je venais de terminer mon premier courtmétrage, tourné avec l'équipe de La Bande du Rex, dont j'avais coécrit le scénario. J'avais vachement souffert parce qu'on était tenus pour la rédaction des séquences à un cahier des charges qui ne me plaisait pas du tout, mais bon, mon fils venait de naître, j'avais besoin de fric, alors j'avais signé. Pendant les préparations du film, le producteur, qui nous avait invités à manger chez lui, s'est fait cambrioler. "Ça serait pas Nan ?" qu'il a demandé. Encore une fois mon passé me poursuivait. J'ai haussé les épaules et j'ai continué ma route. » Nan Aurousseau poursuit la narration de ses souvenirs entamée avec Quartier charogne. Dans ce récit où la gravité et l'émotion côtoient le comique et le burlesque, on retrouve le monde de la prison, de la démerde, mais on croise aussi François Truffaut, on dîne avec Claude Berri, on boit du Ricard avec Gainsbourg, dans cette autre vie d'Aurousseau, moins connue que celles du taulard et de l'écrivain, celle d'un cinéaste atypique et déterminé.
Lu par : Gauthier
Durée : 5h. 47min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 26855
Résumé:A travers des interviews, des textes personnels, ou encore le regard de personnalités qui le connaissent bien, le journaliste et fondateur du Nouvel observateur défend ses engagements, politiques et professionnels, sa vision du monde arabe et ses goûts en matière d'art. "Comme toute une génération, je suis entré dans la société intellectuelle et dans l'engagement politique par les chemins de l'anticolonialisme. En politique, mais aussi en journalisme puisque je suis devenu romancier du réel tout au long de la guerre d'Algérie, avant de créer avec des amis, des écrivains, des historiens, Le Nouvel Observateur. A travers ces textes qui sont autant de miroirs de ma vie, je m'aperçois que je n'ai cessé de maintenir des fidélités parfois contradictoires mais toujours suffisamment fortes pour m'inspirer plusieurs nostalgies à la fois. Camus a écrit L'Exil et le Royaume. Il me suffirait de mettre ces deux mots au pluriel pour les faire miens".
Lu par : Germaine Bévillard
Durée : 9h. 43min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 25335
Résumé:Jean Anglade qui pendant un quart de siècle a partagé sa vie entre l'enseignement et l'écriture, et dont l'oeuvre comporte plus de soixante titres nous mène ici dans ses confidences auvergnates. Né dans la mouvance de la capitale de la coutellerie à Thiers, entouré des volcans de l'Auvergne, dans un monde d'artisans, de paysans, d'ouvriers, de besogneux, il nous conte son enfance : entouré d'une mère qui n'a jamais vieilli, d'un père disparu à la guerre de 1914 qu'il recherche toujours, d'un oncle coutelier, d'un beau-père charretier. Tous ces personnages d'avant 1914 et d'après sont à la fois hauts en couleur, simples et truculents, rustiques et poétiques. A lire ces pages si vivantes, on a tour à tour l'envie de sourire, quelquefois même d'éclater de rire. Il advient que l'auteur puisse nous tirer une petite larme. On est vraiment dans cette Auvergne captivante, attirante. On y fréquente un patois savoureux. On y entre dans des maisons. On se promène dans la campagne. On va à l'école des Frères comme à l'école laïque. On traverse l'entre-deux-guerres, les événements de 1940-1944. Puis, bientôt, le talent d'écrivain de Jean Anglade va faire son apparition. Jean Anglade retourne ici à son pays d'autrefois, fouille inlassablement dans son enfance qu'il n'a jamais vraiment quittée. Il sait admirablement évoquer la tradition tout en l'ouvrant sur les rêves et sur les réalités d'aujourd'hui. Un témoignage, un livre d'images, mais aussi un vrai roman.
Lu par : Nicole Olivet
Durée : 5h. 5min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21088
Résumé:Ce livre n'est ni une biographie de Gabin ni une autobiographie, mais un merveilleux vagabondage au fil de souvenirs cocasses ou émouvants. Comédien, homme et simplement père, Jean Gabin apparaît ici dans toute sa démesure et aussi toute son humanité bourrue. Misanthrope capable de fraternité, il était aussi un être à l'anxiété dévorante. On retrouve ici son sens de la réplique, dont nombre auraient pu être signées Audiard, et sa légendaire mauvaise foi dont il usait comme d'un art. Florence Moncorgé-Gabin dresse aussi, au gré d'anecdotes savoureuses, le portrait de tous ceux qui formaient la famille cinématographique de Gabin. Les Ventura, Delon, Brialy, Grangier, Verneuil, etc. ou de ceux qu'elle croisa lors de tournages auxquels elle a collaboré. Plus qu'un volume de souvenirs, c'est le film de la vie d'une femme avec des images en noir et blanc... et d'autres en couleurs.
Lu par : Dominique Forcher
Durée : 12h. 58min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22636
Résumé:Un vieil ami m'avait un jour cité un proverbe de sa culture : " Pour guérir d'un passé qui te retient prisonnier et te cache l'horizon, traverse une eau. ". Je suis donc parti m'installer définitivement en Corse. Et là, pour en finir avec les regrets, moi le mélodiste, j'ai pour la première fois pris la plume et mis en mots les souvenirs que m'ont laissés les choses et les gens de ma vie : les grands auteurs qui m'ont fait chanter beaux vers et belles idées, le travail en troupe, l'éclate en meute, l'amour en fêtes, et les rencontres magiques, avec en bandoulière l'idéal de mon père, mon pap', mon héros, que j'ai toujours vu se battre pour qu'on soit tous égaux et qu'on s'aime. J'ai retracé mon parcours de saltimbanque où j'ai essayé de ne pas m'égarer ni me trahir et de rire autant que faire se pouvait, même si, bien malgré moi, une grosse larme est tombée sur le papier.
Lu par : Anne Cartier
Durée : 2h. 48min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22698
Résumé:Zahia Rahmani, née en Algérie en 1962, a grandi en France. Rien d'évident dans cette enfance française, malgré l'école, les fêtes villageoises, la joie de découvrir à l'insu de tous la littérature et l'art. Les cinq premières années en Algérie, les conflits avec son père harki, le racisme ordinaire, le rejet ont douloureusement marqué la petite fille puis l'adolescente rebelle. Ses souvenirs évoquent la peur, la solitude, la violence qui lui a été faite et son désir de fuir, mais aussi l'envie de vivre en société : si Zahia a pu malgré tout s'intégrer, c'est bien grâce à sa mère qui, elle, a refusé l'assimilation, ne parle que le berbère et n'a eu de cesse de transmettre à sa fille la fierté de ses origines. Zahia Rahmani lui rend ici un hommage bouleversant de tendresse ; au-delà, son livre est un appel vibrant contre la violence que perpétue toute une société à l'égard de ses propres enfants.
Lu par : Tessa Poutrel
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 25256
Résumé:Elle était toutes les femmes du monde. Et toutes les Françaises à la fois. Ni la plus belle, ni la plus sensuelle, ni la plus inoubliable. Et c'est pour cela sans doute que nous ne pourrons pas l'oublier. Elle était Annie Girardot. La fragile putain de Rocco et ses frères, l'épouse trahie de Vivre pour vivre. La Vieille Fille séduite par Philippe Noiret, la mère tendre et fofolle d'Isabelle Adjani dans La Gifle, le docteur Françoise Gailland, frappée par le cancer... Femme libre de toute appartenance, Annie Girardot a fait sa vie sans donner de leçons, mais sa vie est, à bien des égards, une leçon. D'audace, de liberté, de fraîcheur, d'insoumission. Surtout, ce fut une vie dérangée. Un père mort quand elle avait 18 mois et qui n'était pas le mari de sa mère. Une petite enfance chez un couple inquiétant et étranger, loin de Raymonde Girardot, mère célibataire étudiant pour devenir sage-femme. Une enfance en Normandie, entre les bombardements, la peur et la tendresse d'une maman enfin retrouvée. Le théâtre comme une évidence. Le cinéma comme un défi. Alzheimer, le mal du siècle, pour dernier chemin de croix. Comme un nouveau rôle endossé à son insu. Un ultime personnage, loin de tous les autres, loin d'elle-même.
Durée : 3h. 30min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23194
Résumé:Quiconque est un tant soit peu familier de l'oeuvre de François Mauriac sait quelle place majeure y occupent les références raciniennes. Non seulement François Mauriac a écrit La Vie de Jean Racine, mais encore ses ouvrages autobiographiques et son bloc-notes foisonnent de citations de Racine. Cette présence insistante de Racine dans la littérature mauriacienne méritait un examen. Le texte de la conférence ici lue par André Le Gall a été publié dans les Cahiers François Mauriac. Poète, François Mauriac a reçu en héritage la poésie racinienne dès l'adolescence, et ce fut pour lui, comme pour beaucoup d'autres, la révélation de ce qu'est la poésie, quand le don du poète la fait paraître dans sa puissance souveraine. Puis, lorsque la connaissance de l'auteur de Phèdre s'est faite plus précise, plus historique, ce fut pour l'enfant chargé de chaînes, que devait saluer Maurice Barrès en 1910, la découverte d'une connivence intime, la rencontre entre l'enfant de Port-Royal courant après la renommée dans les années 1660 et le jeune Mauriac cherchant la notoriété dans le Paris littéraire de l'avant-guerre 14, entre le poète de théâtre poursuivi par l'anathème jeté sur son art par ses maîtres jansénistes et le fils de Claude Mauriac, hanté par ses responsabilités de romancier catholique, entre l'artiste classique, exact contemporain de Louis XIV, résolu quoi qu'il advienne à livrer l'oeuvre qu'il porte en lui et le littérateur monté du Bordelais, lui aussi tourmenté par le talent reçu, la confluence entre le dramaturge de Phèdre et le romancier du Noeud de vipères, tous deux travaillés par la même crainte et la même espérance au sujet du salut. Et c'est pourquoi, lecteur inlassable de Racine, Mauriac s'en est fait le biographe sans cacher, dans sa Vie de Jean Racine, tout ce qu'il entre de subjectivité dans sa démarche : «Toute biographie, écrit-il, doit passer par nous-mêmes...»
Lu par : Claude Pineau
Durée : 35h. 16min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23057
Résumé:" Né " républicain - en plein Bocage vendéen ! - en 1841, Georges Clemenceau dut, tout jeune, combattre le pouvoir issu du 2 Décembre. Jusqu'à sa mort (1929), il garda de cet apprentissage la conviction que la vie publique était une lutte : lutte pour consolider la République quand d'aucuns prêchaient un modus vivendi avec ses adversaires, lutte pour la laïcité, lutte pour Dreyfus, lutte pour renforcer l'armée quand la paix paraissait à ce prix, lutte enfin pour la victoire quand la guerre devint inévitable. Ni l'intérêt personnel - il refusa plusieurs fois le pouvoir à des conditions qui ne lui convenaient pas - ni l'idéologie - il évolua de l'extrême gauche vers le " centre " et s'opposa, lui l'athée convaincu, aux excès de l'anticléricalisme - ne le guidèrent jamais. La République et la France s'identifiant à ses yeux, il entendait les fortifier et non les diviser. Passionné, orgueilleux, d'une lucidité terrible sur les hommes, dur, brutal à l'occasion, il ne cessa, par le verbe comme parlementaire (élu de Paris, puis du Var), par la plume comme journaliste, écrivain et patron de presse, d'appeler à la vigilance et à l'effort. Et quand, en 1917, tout parut perdu, quand les politiciens et les généraux routiniers eurent échoué, il fallut bien se tourner vers le seul homme qui ne fût pas compromis dans les expériences antérieures, le seul aussi dont la combativité et l'ardeur fussent inentamées en dépit de l'âge - soixante-seize ans ! - : Clemenceau. C'est lui, on le sait, qui mena le pays à la victoire, mettant un terme à d'indicibles souffrances. A cet homme exceptionnel - au jeune médecin des pauvres, au maire de Montmartre sous la Commune, au tombeur de ministères ", au directeur de journal qui trouva le titre J'accuse ! pour le célèbre article de Zola, à l'ami de Monet, au voyageur, à l'amoureux, à l'auteur de Démosthène et de Au soir de la pensée, au collectionneur de Kogos japonais, au duelliste et à ses mille autres facettes -, Jean-Baptiste Duroselle a consacré un ouvrage non moins exceptionnel, foisonnant d'informations nouvelles admirablement maîtrisées - une biographie définitive.
Lu par : Yves Le Breton
Durée : 12h. 17min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22547
Résumé:Personnage légendaire, Bayard, modeste gentilhomme provincial, est d'abord un témoin de son époque. Contemporain de Léonard de Vinci, de Luther et de Christophe Colomb, il a vécu dans une Europe en pleine transformation à l'heure où se mettent en place les organes de l'Etat moderne et où la vieille gentilhommerie voit s'amenuiser les bases de son pouvoir. Bayard et ses compagnons sont ainsi au contact de deux mondes. Par sa naissance, par son éducation, par ses premières campagnes, le bon chevalier est encore tout pénétré d'un idéal humain fait de bravoure individuelle, du respect des règles du combat, de vertus chrétiennes. En même temps, bon gré mal gré, il participe au nouvel art de la guerre qui s'esquisse: il accepte de se mettre à la tête de gens de pied, sait utiliser l'artillerie et il lui arrive de ruser pour tromper l'ennemi. Et, symboliquement, c'est une balle d'arquebuse tirée par un simple soldat qui l'abat, chevalier terrassé par l'arme de l'avenir. Car Bayard est en son temps un personnage anachronique. C'est ce qui le rend si attachant et parfois si émouvant. Le génie de ses premiers biographes qui ont fait de lui l'exemple du " gentil chevalier ", conforme en tous points à un idéal nobiliaire, a permis à tout un groupe social de se reconnaître en lui au moment même où son destin historique s'achevait. Et sans doute est-ce parce qu'il apparaissait comme le héros d'un monde révolu que sa mémoire a traversé les siècles. Jean Jacquart, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, est professeur à Paris I. Il est l'auteur d'un François Ier (Fayard, 1981).
Lu par : Marie-Thérèse Gréau
Durée : 5h. 55min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 28747
Résumé:Comment vivre après le drame de Tibhirine ? Que faire pour transmettre au mieux cet héritage spirituel ? Un avenir existe-t-il pour le dialogue islamo-chrétien ? Dernier rescapé de la tragédie qui a emporté sept de ses frères en 1996 en Algérie, le frère Jean-Pierre Schumacher, resté silencieux depuis le drame, a accepté de retracer son itinéraire spirituel. De la Moselle au Maghreb, de son incorporation de force dans la Wehrmacht jusqu'à la guerre civile algérienne des années 1990, il raconte comment sa foi est tournée vers le désarmement de la violence. Il donne aussi des informations inédites sur la nuit de l'enlèvement, dont il a été le témoin direct, et offre surtout une plongée dans l'histoire de Tibhirine, aventure spirituelle audacieuse relancée au lendemain de l'indépendance algérienne. En 1964, Jean-Pierre Schumacher avait fait partie des quelques moines envoyés de Bretagne pour refonder l'abbaye de Tibhirine, dans l'esprit d'ouverture du concile Vatican II. Des années difficiles et enthousiasmantes, qu'il raconte en détail, jusqu'à cette cérémonie du henné marquant « son baptême d'entrée en pays musulman ». Aujourd'hui, l'expérience de dialogue se poursuit en toute simplicité au milieu des musulmans marocains. L'esprit de Tibhirine est vivant : « C'est un laboratoire d'espoir pour nos sociétés ».
Lu par : Irène Egoroff
Durée : 11h. 19min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 28687
Résumé:Dans cette biographie d'exception, nourrie de témoignages et d'archives inédites, Henri Tincq raconte la vie extraordinaire d'un jeune enfant juif devenu cardinal-archevêque de Paris et l'une des figures religieuses les plus importantes du XXe siècle.On découvre une enfance foudroyée par la mort de sa mère, déportée à Auschwitz — drame qui marquera tous ses choix de vie ; une foi inébranlable, et sûre du lien indéfectible entre l'Ancien et le Nouveau Testament, juifs et chrétiens ; une relation privilégiée, presque fraternelle, avec Jean-Paul II ; des rapports respectueux avec François Mitterrand et beaucoup moins avec Jacques Chriac ; un homme d'action autant que de pensée. Un grand prélat, un homme au caractère énergique, mais aussi un grand esprit.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 12h. 49min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22552
Résumé:François Bluche, connu du grand public depuis son Despotisme éclairé (1968) et son Louis XIV traduit d'Oxford à Moscou, n'est pas seulement historien. A l'instar de son maître Pierre Gaxotte, il quitte volontiers les sentiers battus. Il se transforme en polémiste (Lamentable Clio), en critique (Le Petit Monde de la comtesse de Ségur), en théologien (La Foi chrétienne). Au grand scandale de ses collègues de Sorbonne, il a même tâté du roman historique avec Le Journal secret de Louis XIV (éditions du Rocher, 1998). Ne restait qu'à devenir mémorialiste: c'est à la mode. Il s'y est risqué en 1991 (Le Grenier à sel, éditions de Fallois). Nous n'avons pas voulu le rééditer sans retouches ni corrections, et sans chapitres nouveaux. C'est aujourd'hui 77 ans d'enthousiasme, témoin d'une vie atypique, studieuse, parfois aventureuse, toujours un peu baroque. On y trouvera des portraits inédits Bernard de Fallois, Roger Wybot curieusement déguisé en astrologue, Jean Raspail et Vladimir Volkoff. Mais le même dosage d'humour et de tendresse. Il sera question de snobs et de sots, de chats de gouttière et du royaume de Patagonie, des Salons du livre et de la fin de Satan.
Lu par : Marie-Thérèse Ballini
Durée : 15h. 1min.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 29330
Résumé:Après la guerre, Louis s'est installé dans un petit village et découvre le quotidien d'un médecin de campagne qui reçoit les confidences de ses patients. Il est témoin de leurs querelles de ménage et parcourt les environs en voiture pour venir en aide à ses patients.
Lu par : Marie-Thérèse Ballini
Durée : 16h. 28min.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 29327
Résumé:La rançon de la gloire ! Certes, le jeune Louis a obtenu son certificat d'études, et avec mention s'il vous plaît ! ce dont il n'est pas peu fier. Mais devant un tel succès, son père veut l'envoyer directement en cinquième, moyennant quelques séances de remise à niveau pendant... les grandes vacances. C'est ainsi que débute le long parcours qui mènera le petit Louis jusqu'au respectable statut de médecin. Les amis et l'amour, les joies et les peines, les réussites et les échecs seront sur le chemin. La Seconde Guerre mondiale aussi.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 20h. 49min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21577
Résumé:Poète et peintre, Juif converti ou catholicisme, homosexuel noceur en lutte contre ses penchants, proche des plus grands artistes puis reclus... Max Jacob est protéiforme et contradictoire, insaisissable, en perpétuelle transformation. D'où peut-être une destinée littéraire en demi-teinte. Par se personnalité, son œuvre et son parcours, il incarne pourtant l'incroyable richesse du paysage littéraire français dans la première moitié du siècle dernier. Né à Quimper, Jacob débarque à Paris en 1895. Peintre, il survit de petits métiers et se passionne pour la littérature et la musique. Autour de la communauté artistique du Bateau-lavoir, il noue avec Picasso une amitié profonde et tumultueuse puis rencontre Apollinaire et André Solmon. Avec la publication du Carnet à dés, en 1916, Jacob est enfin reconnu et après guerre, une exposition et de nombreuses publications attestent de son succès. Artiste complexe, il fut également un véritable " découvreur " de talents, encourageant peintres, écrivains et musiciens et se dévouant corps et âme à la cause de ses nombreux amis. Max-le-drogué, Max-le-clown, Max l'homosexuel mène une vie mondaine agitée, proche entre autres de Jean Cocteau et Pierre Reverdy. Converti au catholicisme dès 1909 et baptisé en 1915, il se retire en 1921 au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire, partiellement d'abord puis définitivement à partir de 1931. En février 1944, la Gestapo vient l'y chercher et il meurt le 5 mars au camp de Drancy. Béatrice Mousli restitue la variété et la richesse de l'œuvre de Jacob, romans, nouvelles, poésies fantaisiste et surréaliste avant l'heure, mais aussi une correspondance considérable. Max Jacob retrouve ici la place qui est la sienne, celle d'un homme à l'esthétique et à la pensée éminemment libres, en quête perpétuelle : un passeur ou destin tragique.
Lu par : Annie Séjourné
Durée : 7h. 50min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21301
Résumé:" Ma vie est aussi cabossée que mon visage. Mon nez, à lui seul, compte vingt-sept fractures. Vingt-trois proviennent de la boxe ; quatre de mon père. Les coups les plus violents, je les ai reçus de celui qui aurait dû me prendre par la main et me dire "je t'aime " ". Tim est une " mauvaise graine ". Abandonné par sa mère et battu à mort par son père, il devient à 5 ans un enfant de l'Assistance. De familles d'accueil en maisons de correction, de brutalités en humiliations, il apprend la violence et la haine. Pourtant, son immense soif de liberté et d'amour l'entraînera dans les rues de Paris, au hasard des rencontres, à la recherche d'une humanité perdue et d'un accès au bonheur... Poignant témoignage d'une enfance dévastée, cet ouvrage est aussi un magnifique éloge de l'amour, du pardon et de la vie.