Contenu

Le journal de Rutka; suivi de Ma soeur Rutka / Zahava Sherz. Et de: Les juifs et la Pologne / Marek Halter

Résumé
« Le 2 février 1943. Je n'arrive tout simplement pas à croire qu'un jour je pourrai sortir de chez moi sans porter l'étoile jaune, qu'un jour la guerre sera finie... Mon Dieu, oh mon Dieu, que va-t-il nous arriver ? Rutka, tu as dû devenir complètement folle : tu en appelles à Dieu comme s'il existait ! La parcelle de foi que j'avais jadis s'est complètement brisée. Si Dieu existait, il ne permettrait pas que l'on jette les gens vivants dans des fours. Ou que l'on fasse exploser la tête des petits enfants avec des carabines. Ou qu'on les mette dans des sacs pour les gazer... On pourrait penser que ce sont des histoires de bonnes femmes quand on entend cela. Les gens qui ne l'ont pas vu de leurs yeux ne le croiront pas. Et pourtant, ce ne sont pas des histoires, mais la vérité ! Ce qui est drôle, c'est que tout cela n'est rien tant qu'il n'est pas question d'Auschwitz... de la carte verte... de la fin... Quand arrivera-t-elle... ? »

Pas disponible en CD.

Genre littéraire: Biographie/témoignage
Durée: 2h. 24min.
Édition: Paris, R. Laffont, 2008
Numéro du livre: 23109
ISBN: 9782221110270
CDU: 940

Documents similaires

Durée : 3h. 25min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 25461
Résumé:Le grand reporter Ryszard Kapuscinski, disparu en janvier 2007, donne ici, en quelque sorte, son testament d'écrivain. Choisies parmi plus de mille pages d'articles et d'interviews, ces quelques dizaines de questions et réponses sont précieuses dans le sens où elles renseignent le lecteur sur la profession exercée par Kapuscinski, mais aussi sur lui-même, sa personnalité, sa passion du voyage, ses reportages exceptionnels, son goût du risque pour défendre des valeurs qui lui sont chères, la solitude et la peur accompagnant son travail quotidien, la difficulté de ce travail d'écriture qu'il compare à un véritable bagne. Ryszard Kapuscinski évoque sans concessions la déontologie de son métier, les manipulations et les pressions des médias que subissent les reporters d'aujourd'hui, et aborde avec une belle sincérité l'art de l'écriture, et la conception philosophique de son travail. L'ouvrage a également le mérite de revenir sur les moments forts de l'œuvre de l'auteur : Ebène, Imperium, Le Négus, Le Shah... Un petit livre riche, drôle parfois, et qui étonne par la modestie de ses aveux.
Durée : 12h. 15min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22702
Résumé:Lorsqu'en 1993, Roma Ligocka assiste, sur invitation du maire de Cracovie, à la projection de La Liste de Schindler de Steven Spielberg, elle reste pétrifiée devant la célèbre scène où une petite fille en manteau rouge traverse le paysage dévasté du ghetto. " C'est moi ! Cette petite fille, c'était moi ! " Ce film sera le déclic qui va permettre à ses souvenirs, refoulés depuis 50 ans, de remonter à la surface. Née juive dans une famille aisée et unie, elle est enfermée avec les siens dans le ghetto, en mars 1941, à l'âge de trois ans, et parvient à s'en évader avec sa mère, en 1943. Après avoir survécu à la Shoah, et être devenue décoratrice de théâtre et peintre, Roma Ligocka livre ici un témoignage déchirant sur son enfance ravagée, véritable cri de douleur, mais aussi d'espoir. Ce récit bouleversant est un hommage à tous les enfants victimes d'horreurs, d'injustices ou de politiques qu'ils ne peuvent ni comprendre ni assumer.
Durée : 15h. 34min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22976
Résumé:Qu'est-ce que l'ambition ? Qu'est-ce que le mécanisme du pouvoir ? Que valent l'amour, le bonheur, la mort ? Tous les problèmes que Shakespeare porte à la scène, toutes les questions qu'il pose s'adressent à nous - aujourd'hui. Hamlet, Lear, Richard III n'appartiennent pas qu'au passé. Othello, Desdémone ne sont ni des imageries romantiques ni des créations abstraites : leurs actes éclairent notre destin et nos actes, leur sort nous concerne directement, leur violence est la nôtre, celle de notre temps.
Lu par : Josselyne Daul
Durée : 9h. 42min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22000
Résumé:Ce livre est un extraordinaire voyage où Kapuscinski nous restitue le souvenir de ses premiers périples en relisant Hérodote, cet historien grec considéré comme le " père de l'histoire ". Pologne, Inde, Chine, Soudan, Iran, Congo, autant de pays traversés sur lesquels le journaliste pose un regard acéré mais empreint d'une grande tendresse. Souvenirs du reporter et commentaires sur Hérodote s'entrecroisent pour former une profonde réflexion sur le statut de journaliste : pour Kapuscinski, Hérodote demeure un précurseur de l'investigation journalistique et un historien à la sensibilité unique. L'auteur nous montre " le Grec " à l'œuvre, insiste sur sa passion de découvrir le monde, alliée à un rigoureux esprit critique qui prône le respect de la multiplicité des sources d'information et la confrontation objective des points de vue. Mes voyages avec Hérodote foisonne également de passages dessinant une pensée riche et subtile sur le monde : analyse des oppositions Est/Ouest dans un contexte de guerre froide, antagonismes Europe/Asie, spiritualité indienne, philosophies chinoises, discussions sur l'art, la mémoire, la négritude et le colonialisme... Un livre dans la lignée des grands reportages de Kapuscinski, instructif et passionnant.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 6h. 14min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 20590
Résumé:Apolline Hélène Massalska (1763-1815) était le dernier enfant de Jozef Adrian Massalski, trésorier du Grand-Duché de Lithuanie et d'Antonina, née Radziwill. Très tôt orpheline, elle fut confiée à son oncle paternel Ignacy Massalski, évêque de Vilnius et activiste politique. Contraint de fuir son pays, Ignacy Massalski arriva à Paris en novembre 1771. Apolline Hélène, âgée de 8 ans, fut placée en pension au couvent de l'Abbaye-aux-Bois où elle resta 8 ans, jusqu'à son mariage en 1779. Au cours des quelques années qu'elle passa à l'Abbaye-aux-Bois, Apolline Hélène Massalska écrivit ses mémoires. Tracés sans prétention littéraire, ils fournissent quantité d'informations sur l'éducation des jeunes aristocrates, leur temps libre, leurs jeux et divertissements. Ils mettent en évidence les relations régnant à l'intérieur du couvent. La jeune fille polonaise montra un excellent sens de l'observation. Sous sa plume furent peints avec une grande exactitude les traits de caractère des écolières, des membres de leurs familles ainsi que de nombreuses religieuses. Ces pensionnaires de la noble abbaye ont des noms illustres, toutes les jouissances de la richesse et de l'orgueil. Mais elles payent bien cher tous ces avantages. Pas de tendresse, pas de vie de famille, les pères absents, les mères occupées par une vie de parade. Elles sont les victimes de leur nom. Par exemple, à douze ans, on marie Mlle de Bourbonne à un vieux gentilhomme; puis on la ramène au couvent, où elle pleure chaque fois que son vieux mari la demande au parloir. Et elles s'échappent en espiègleries énormes, comme de mettre de l'encre dans le bénitier, en sorte que les religieuses s'en barbouillent en venant chanter l'office de nuit. Un jour, pour une maîtresse qui déplaît, toutes les pensionnaires, sauf quelques timides, se révoltent, s'emparent des cuisines, y campent deux jours et une nuit, et envoient des parlementaires communiquer leurs conditions.
Durée : 8h. 31min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 70390
Résumé:Pendant des années, Monika Sznajderman a connu le poids du silence. Son père n’avait jamais voulu parler de sa famille, de son odyssée à travers les camps, de sa fuite et de son retour à Varsovie. Jusqu’à ce que des photos lui parviennent d’Australie, envoyées par des parents dont elle ne connaissait même pas l’existence. « Faux poivre est un livre extraordinaire qui montre l’enchevêtrement des histoires ayant fait la Pologne. L’auteure reconstitue le destin de ses aïeux juifs, trouvant des traces de leur existence dans les journaux, les archives d’infimes indices éparpillés entre le ghetto de Varsovie, Radom et jusqu’à l’Amérique et l’Australie. Elle présente avec le même soin les parents et ancêtres de sa mère, issus d’une pittoresque famille de la noblesse polono-saxonne. Leur histoire se déroule à Varsovie, à Moscou, en Volhynie, sur les domaines et les grandes villes que bouleversaient les Années folles. Monika Sznajderman évoque ces deux mondes avec une égale dévotion, nous faisant prendre conscience à la fois de la fugacité de l’existence et de la complexité des identités polonaises, ainsi que de la valeur et du sens de la mémoire.
Durée : 18h. 47min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 69058
Résumé:En 1941, lorsque l’Allemagne se retourna contre l’URSS, des dizaines de milliers de Polonais – hommes, femmes et enfants – furent libérés des camps de prisonniers soviétiques et autorisés à rejoindre l’armée polonaise formée dans le sud du pays. Le peintre et officier de réserve Joseph Czapski fut l’un des survivants de ce périple meurtrier. Le général Anders, commandant en chef de l’armée, assigna à Czapski la tâche d’accueillir les Polonais qui s’engageaient et d’enquêter sur la disparition de milliers d’officiers disparus. Bloqué à tous les échelons par les autorités soviétiques, Czapski ignorait qu’en avril 1940, les officiers avaient été abattus dans la forêt de Katyn. Le récit de Czapski sur les années qui ont suivi sa libération du camp, la formation de l’armée polonaise et son périple en Asie centrale et au Moyen-Orient pour combattre sur le front italien est un témoignage capital sur les souffrances des Polonais en URSS. L’auteur y mêle des portraits de ses compagnons, des réflexions philosophiques ainsi que le récit de ses rencontres avec de grandes figures littéraires, dont Anna Akhmatova.
Durée : 2h. 9min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 68212
Résumé:"Tout mon être était d'Afrique du Nord, berceau historique des tribus berbères. C'est à quarante-cinq ans passés que j'ai pris la pleine conscience de cette lointaine appartenance. Il était temps d'amorcer un rapprochement, de partir à la découverte, de comprendre pour mieux aimer. Mais avant d'entreprendre le voyage, j'ai voulu récapituler ce que je savais. J'ai remonté le fil de mon existence pour repérer ce que je n'avais pas vu, pas saisi, de ce monde berbère qui m'avait fait signe sans que je lui réponde. La mémoire offre de beaux voyages, surtout quand on chevauche des mots." C'est effectivement à un "beau voyage" que nous convie Eric Fottorino, une quête infiniment personnelle qui devient passionnante découverte : une région, une histoire, des traditions millénaires, une langue, un peuple, des peuples car, comme s'en amuse l'historien Gabriel Camps, il est finalement plus facile de citer les pays d'où ne viennent pas les Berbères, tant leurs origines sont partout, ou presque, du Nil à l'Afrique noire, de l'Inde aux contrées nordiques... De Ouarzazate à Fès, en passant par les gorges du Thodra, la vallée du Dadès et les dunes de Merzouga, Eric Fottorino raconte les Berbères, juifs et arabes, femmes façonnant l'argile et hommes cultivant la terre, artisans et commerçants, opposants politiques et cinéastes engagés... Il prolonge aussi la quête des origines qui est la sienne et qu'il a racontée dans ses deux ouvrages L'homme qui m'aimait tout bas et Questions à mon père, en allant vers la Tunisie de son père adoptif et le Maroc de son père naturel.
Lu par : Sylviane Tastavi
Durée : 8h. 16min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 12503
Résumé:Pour la première fois, Caryl Chessman, auteur de « Cellule 2455, couloir de la mort », « A travers les barreaux » et « Face à la justice » ne fait pas oeuvre autobiographique. Faut-il croire pour cela que, selon la formule consacrée, les personnages décrits dans ce premier roman de l'écrivain condamné à mort n'offrent aucune ressemblance avec des personnages réels ? Non pas. Car le « gars Ted », élevé dans la violence et qui ne connaît d'autre loi que la violence, est le symbole même de tous ces gars à la tête brûlée que la société, par ses méthodes de répression aveugle, rejette, chaque jour davantage, vers la violence.
Durée : 4h. 34min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 11312
Résumé:Jacques Brel et Paul-Robert Thomas, médecin, se sont liés d'amitié à Tahiti. L'auteur, est devenu son ami intime et nous fait partager leurs soirées: "...nous nous posions dans nos fauteuils de rotin, deux verres sur la table basse. Jacques mettait de la musique en sourdine. Et les mots venaient, sans programme."
Lu par : Fernande Guex
Durée : 8h. 39min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 4351
Résumé:Forgée par un père rigide qui est aussi son professeur, Clara Wieck sait pourtant lui résister pendant quatre ans pour épouser Robert Schumann, artiste romantique par excellence. La virtuose s'efface derrière l'épouse, la mère et, de nouveau, l'élève. Puis Schumann meurt, frappé de folie. Pour Clara, c'est le désespoir, en même temps que l'inavouable délivrance. Alors éclate son talent prodigieux, qui a fait d'elle l'égale de Liszt. Entourée d'amis et d'enfants, malgré la tendresse bourrue mais exclusive de Brahms, elle reste la femme d'un unique amour. Seuls la musique et l'accueil du public sauront la consoler de cette perte. Pendant les quarante ans qui lui restent à vivre, Clara ira de concert en concert, sillonnant la scène internationale.
Durée : 3h. 25min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 13747
Résumé:Bernard Clavel est né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier, au fond d'un grand jardin où peinaient son père ancien boulanger et sa mère fleuriste. Enfant rêveur et peu studieux, il quitte l'école à quatorze ans pour entrer en apprentissage chez un pâtissier de Dole. Les deux années qu'il passera sous la coupe d'un patron injuste et brutal le marqueront profondément, faisant de lui un éternel révolté. Du fournil à l'usine de lunettes, du vignoble à la forêt, de la baraque de lutte à l'atelier de reliure, de la sécurité sociale à la presse écrite et parlée, il connaîtra bien des métiers qui constituent "ses universités", un peu comme London, qui l'a tant fait rêver, ou Gorki à qui André Maurois devait le comparer dès ses premiers livres. Sans aide, sans conseiller, sans véritable maître, dès l'adolescence, il peint et écrit, songeant en secret au jour où il pourra se consacrer totalement à l'art. Personne ne prend au sérieux cet autodidacte qui se croit artiste