La petite fille au manteau rouge
Résumé
Lorsqu'en 1993, Roma Ligocka assiste, sur invitation du maire de Cracovie, à la projection de La Liste de Schindler de Steven Spielberg, elle reste pétrifiée devant la célèbre scène où une petite fille en manteau rouge traverse le paysage dévasté du ghetto. " C'est moi ! Cette petite fille, c'était moi ! " Ce film sera le déclic qui va permettre à ses souvenirs, refoulés depuis 50 ans, de remonter à la surface. Née juive dans une famille aisée et unie, elle est enfermée avec les siens dans le ghetto, en mars 1941, à l'âge de trois ans, et parvient à s'en évader avec sa mère, en 1943. Après avoir survécu à la Shoah, et être devenue décoratrice de théâtre et peintre, Roma Ligocka livre ici un témoignage déchirant sur son enfance ravagée, véritable cri de douleur, mais aussi d'espoir. Ce récit bouleversant est un hommage à tous les enfants victimes d'horreurs, d'injustices ou de politiques qu'ils ne peuvent ni comprendre ni assumer.
Pas disponible en CD.
Lu par :
Dominique Bonnieux
Genre littéraire:
Biographie/témoignage
Mots-clés:
Littérature polonaise
/
Biographie
Durée:
12h. 15min.
Édition:
Paris, Calman-Levy, 2005
Numéro du livre:
22702
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782702135402
CDU:
940
Documents similaires
Le journal de Rutka; suivi de Ma soeur Rutka / Zahava Sherz. Et de: Les juifs et la Pologne / Marek Halter
Laskier, Rutka
Lu par : Dominique Déchet
Durée : 2h. 24min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23109
Résumé:« Le 2 février 1943. Je n'arrive tout simplement pas à croire qu'un jour je pourrai sortir de chez moi sans porter l'étoile jaune, qu'un jour la guerre sera finie... Mon Dieu, oh mon Dieu, que va-t-il nous arriver ? Rutka, tu as dû devenir complètement folle : tu en appelles à Dieu comme s'il existait ! La parcelle de foi que j'avais jadis s'est complètement brisée. Si Dieu existait, il ne permettrait pas que l'on jette les gens vivants dans des fours. Ou que l'on fasse exploser la tête des petits enfants avec des carabines. Ou qu'on les mette dans des sacs pour les gazer... On pourrait penser que ce sont des histoires de bonnes femmes quand on entend cela. Les gens qui ne l'ont pas vu de leurs yeux ne le croiront pas. Et pourtant, ce ne sont pas des histoires, mais la vérité ! Ce qui est drôle, c'est que tout cela n'est rien tant qu'il n'est pas question d'Auschwitz... de la carte verte... de la fin... Quand arrivera-t-elle... ? »
Lu par : Véronique Grimbert
Durée : 3h. 25min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 25461
Résumé:Le grand reporter Ryszard Kapuscinski, disparu en janvier 2007, donne ici, en quelque sorte, son testament d'écrivain. Choisies parmi plus de mille pages d'articles et d'interviews, ces quelques dizaines de questions et réponses sont précieuses dans le sens où elles renseignent le lecteur sur la profession exercée par Kapuscinski, mais aussi sur lui-même, sa personnalité, sa passion du voyage, ses reportages exceptionnels, son goût du risque pour défendre des valeurs qui lui sont chères, la solitude et la peur accompagnant son travail quotidien, la difficulté de ce travail d'écriture qu'il compare à un véritable bagne. Ryszard Kapuscinski évoque sans concessions la déontologie de son métier, les manipulations et les pressions des médias que subissent les reporters d'aujourd'hui, et aborde avec une belle sincérité l'art de l'écriture, et la conception philosophique de son travail. L'ouvrage a également le mérite de revenir sur les moments forts de l'œuvre de l'auteur : Ebène, Imperium, Le Négus, Le Shah... Un petit livre riche, drôle parfois, et qui étonne par la modestie de ses aveux.
Lu par : François Chevalley
Durée : 15h. 34min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22976
Résumé:Qu'est-ce que l'ambition ? Qu'est-ce que le mécanisme du pouvoir ? Que valent l'amour, le bonheur, la mort ? Tous les problèmes que Shakespeare porte à la scène, toutes les questions qu'il pose s'adressent à nous - aujourd'hui. Hamlet, Lear, Richard III n'appartiennent pas qu'au passé. Othello, Desdémone ne sont ni des imageries romantiques ni des créations abstraites : leurs actes éclairent notre destin et nos actes, leur sort nous concerne directement, leur violence est la nôtre, celle de notre temps.
Lu par : Josselyne Daul
Durée : 9h. 42min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22000
Résumé:Ce livre est un extraordinaire voyage où Kapuscinski nous restitue le souvenir de ses premiers périples en relisant Hérodote, cet historien grec considéré comme le " père de l'histoire ". Pologne, Inde, Chine, Soudan, Iran, Congo, autant de pays traversés sur lesquels le journaliste pose un regard acéré mais empreint d'une grande tendresse. Souvenirs du reporter et commentaires sur Hérodote s'entrecroisent pour former une profonde réflexion sur le statut de journaliste : pour Kapuscinski, Hérodote demeure un précurseur de l'investigation journalistique et un historien à la sensibilité unique. L'auteur nous montre " le Grec " à l'œuvre, insiste sur sa passion de découvrir le monde, alliée à un rigoureux esprit critique qui prône le respect de la multiplicité des sources d'information et la confrontation objective des points de vue. Mes voyages avec Hérodote foisonne également de passages dessinant une pensée riche et subtile sur le monde : analyse des oppositions Est/Ouest dans un contexte de guerre froide, antagonismes Europe/Asie, spiritualité indienne, philosophies chinoises, discussions sur l'art, la mémoire, la négritude et le colonialisme... Un livre dans la lignée des grands reportages de Kapuscinski, instructif et passionnant.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 6h. 14min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 20590
Résumé:Apolline Hélène Massalska (1763-1815) était le dernier enfant de Jozef Adrian Massalski, trésorier du Grand-Duché de Lithuanie et d'Antonina, née Radziwill. Très tôt orpheline, elle fut confiée à son oncle paternel Ignacy Massalski, évêque de Vilnius et activiste politique. Contraint de fuir son pays, Ignacy Massalski arriva à Paris en novembre 1771. Apolline Hélène, âgée de 8 ans, fut placée en pension au couvent de l'Abbaye-aux-Bois où elle resta 8 ans, jusqu'à son mariage en 1779. Au cours des quelques années qu'elle passa à l'Abbaye-aux-Bois, Apolline Hélène Massalska écrivit ses mémoires. Tracés sans prétention littéraire, ils fournissent quantité d'informations sur l'éducation des jeunes aristocrates, leur temps libre, leurs jeux et divertissements. Ils mettent en évidence les relations régnant à l'intérieur du couvent. La jeune fille polonaise montra un excellent sens de l'observation. Sous sa plume furent peints avec une grande exactitude les traits de caractère des écolières, des membres de leurs familles ainsi que de nombreuses religieuses. Ces pensionnaires de la noble abbaye ont des noms illustres, toutes les jouissances de la richesse et de l'orgueil. Mais elles payent bien cher tous ces avantages. Pas de tendresse, pas de vie de famille, les pères absents, les mères occupées par une vie de parade. Elles sont les victimes de leur nom. Par exemple, à douze ans, on marie Mlle de Bourbonne à un vieux gentilhomme; puis on la ramène au couvent, où elle pleure chaque fois que son vieux mari la demande au parloir. Et elles s'échappent en espiègleries énormes, comme de mettre de l'encre dans le bénitier, en sorte que les religieuses s'en barbouillent en venant chanter l'office de nuit. Un jour, pour une maîtresse qui déplaît, toutes les pensionnaires, sauf quelques timides, se révoltent, s'emparent des cuisines, y campent deux jours et une nuit, et envoient des parlementaires communiquer leurs conditions.
Lu par : Danielle Schwartz
Durée : 8h. 31min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 70390
Résumé:Pendant des années, Monika Sznajderman a connu le poids du silence. Son père n’avait jamais voulu parler de sa famille, de son odyssée à travers les camps, de sa fuite et de son retour à Varsovie. Jusqu’à ce que des photos lui parviennent d’Australie, envoyées par des parents dont elle ne connaissait même pas l’existence. « Faux poivre est un livre extraordinaire qui montre l’enchevêtrement des histoires ayant fait la Pologne. L’auteure reconstitue le destin de ses aïeux juifs, trouvant des traces de leur existence dans les journaux, les archives d’infimes indices éparpillés entre le ghetto de Varsovie, Radom et jusqu’à l’Amérique et l’Australie. Elle présente avec le même soin les parents et ancêtres de sa mère, issus d’une pittoresque famille de la noblesse polono-saxonne. Leur histoire se déroule à Varsovie, à Moscou, en Volhynie, sur les domaines et les grandes villes que bouleversaient les Années folles. Monika Sznajderman évoque ces deux mondes avec une égale dévotion, nous faisant prendre conscience à la fois de la fugacité de l’existence et de la complexité des identités polonaises, ainsi que de la valeur et du sens de la mémoire.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 18h. 47min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 69058
Résumé:En 1941, lorsque l’Allemagne se retourna contre l’URSS, des dizaines de milliers de Polonais – hommes, femmes et enfants – furent libérés des camps de prisonniers soviétiques et autorisés à rejoindre l’armée polonaise formée dans le sud du pays. Le peintre et officier de réserve Joseph Czapski fut l’un des survivants de ce périple meurtrier. Le général Anders, commandant en chef de l’armée, assigna à Czapski la tâche d’accueillir les Polonais qui s’engageaient et d’enquêter sur la disparition de milliers d’officiers disparus. Bloqué à tous les échelons par les autorités soviétiques, Czapski ignorait qu’en avril 1940, les officiers avaient été abattus dans la forêt de Katyn. Le récit de Czapski sur les années qui ont suivi sa libération du camp, la formation de l’armée polonaise et son périple en Asie centrale et au Moyen-Orient pour combattre sur le front italien est un témoignage capital sur les souffrances des Polonais en URSS. L’auteur y mêle des portraits de ses compagnons, des réflexions philosophiques ainsi que le récit de ses rencontres avec de grandes figures littéraires, dont Anna Akhmatova.
Lu par : Caroline Piedallu
Durée : 7h. 28min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22844
Résumé:L'existence de Stanislas Dziwisz, jeune prêtre polonais, est bouleversée quand Karol Wojtyla, le futur pape Jean-Paul II, lui demande d'être son secrétaire particulier. Pendant près de quarante ans, il partage la vie quotidienne d'un des personnages les plus marquants du XXe siècle. Ce précieux témoignage éclaire d'un jour nouveau la figure d'un pape hors du commun.
Lu par : Marc Charreton
Durée : 3h. 31min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 23670
Résumé:Celui que les rois et les reines appelaient Joujou fut la coqueluche de l'Europe des Lumières. On vantait sa physionomie, ses manières et son sens de la repartie ; quoique Polonais, il parlait un français admirable ; c'était un musicien et un danseur accompli. Un modèle de gentilhomme... miniature, dont s'entichèrent les salons de Vienne, de Varsovie, de Paris et de Londres. Et puis le nain le plus célèbre du XVIIIe siècle eut le mauvais goût de tomber amoureux, et d'une jolie Française, encore. L'aventure en émoustilla certains mais en déçut d'autres, dont la riche protectrice de notre Polonais ; voilà Joseph, devenu soutien de famille, contraint de gagner sa vie... Écrits en français, ces Mémoires racontent les tribulations d'un tout petit homme au cœur sensible, confronté à la curiosité, malsaine ou tendre, des grands de ce monde.
Lu par : Manon
Durée : 5h. 51min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 36344
Résumé:S'appuyant sur ses souvenirs, le journaliste qui a personnellement connu J. Hallyday propose une saga composée d'anecdotes et de confidences, permettant de mieux cerner la vie du chanteur.
Lu par : Simone Reeve-Gagnebin
Durée : 12h. 23min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 15580
Résumé:" Ce livre a pour support les lettres, le journal et d'autres documents laissés par le professeur J.R.R. Tolkien, ainsi que les souvenirs de sa famille et de ses amis. Tolkien lui-même n'aimait guère l'idée d'une biographie. Ou plutôt il lui déplaisait qu'on l'emploie comme une forme de critique littéraire. " Je tiens fermement, écrivit-il un jour, que retracer la vie d'un écrivain est une manière fausse et entièrement vaine d'approcher son œuvre. " Cependant il se rendait certainement compte que la remarquable popularité de son œuvre rendait hautement probable la parution d'une biographie après sa mort, et il semble même qu'il s'y soit quelque peu préparé, car pendant les dernières années de sa vie il a joint des notes explicatives et divers commentaires à un certain nombre de vieilles lettres et de manuscrits. Il écrivit aussi quelques pages de souvenirs d'enfance, et on peut croire qu'il espérait que ce livre ne serait pas tout le contraire de ce qu'il aurait souhaité. En l'écrivant, j'ai voulu raconter l'histoire de la vie de Tolkien en évitant toute évaluation critique de son œuvre d'imagination. En partie par respect pour ses opinions, et aussi parce qu'il me semble que la première biographie d'un auteur n'est pas nécessairement le meilleur endroit pour porter des jugements littéraires qui refléteraient, après tout, le tempérament du critique tout autant que celui de son sujet. J'ai tout de même essayé d'indiquer quelques-unes des influences littéraires et autres qui ont infléchi l'imagination de Tolkien, dans l'espoir de jeter quelque lumière sur ses livres. " Humphrey Carpenter, Oxford, 1976.
Lu par : Christiane May-Sudan
Durée : 5h. 28min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 18578
Résumé:Il y a deux ans, Anne Sinclair a vu sa carte d'identité lui être refusée. Ce qui l'a conduite à écrire sur sa famille, creuser une ascendance mal connue et partir à la recherche d'un monde englouti. Son grand-père, Paul Rosenberg, fut un grand marchand de tableaux à Paris entre 1910 et 1940, puis à New-York où la guerre l'avait obligé à se réfugier. L'auteur, qui se voulait avant tout journaliste, avait toujours refusé de cultiver ces souvenirs du côté maternel de sa famille. Sa mère disparue, et sa « francité » contestée, elle a voulu se plonger dans les cartons, les photos, les livres et les lettres familiales pour faire revivre une relation passionnante entre le galeriste Paul Rosenberg et la plupart des grands peintres de l'époque moderne : Braque, Matisse, Léger et surtout Picasso dont son grand-père fut le marchand attitré à partir de 1918, qu'il installa à côté de chez lui, et avec lequel il entretint une correspondance dont Anne Sinclair dévoile ici tout un pan. Ce livre est donc le récit de cette quête sur un amateur d'art disparu, une réflexion sur le métier de marchand de tableaux, et la découverte, chemin faisant, de troublantes coïncidences.