Contenu

Le palais des autres jours: roman

Résumé
" Je cracherai dans ta bouche quand tu seras morte " : tel est le mot d'adieu écrit par Fadi à sa soeur jumelle, Lila, qui nous raconte leur histoire. Unis par une relation exclusive et passionnelle qui semblait impossible à détruire, ils ont quitté le Liban et ses ravages dès qu'ils ont eu 18 ans, comme ils se l'étaient promis. Ils arrivent dans le Paris des années quatre-vingt-dix, secoué par une vague d'attentats terroristes. Les jumeaux tentent dès lors de trouver leur place dans un monde qui les rejette. Peu à peu, Fadi part à la dérive tandis que Lila essaie d'être raisonnable pour deux. Mais la rencontre d'un " ami " libanais va les ramener vers la violence qu'ils avaient fuie. On retrouve ici l'héroïne de La main de Dieu, premier roman de Yasmine Char. L'auteur décrit avec force le sentiment de déracinement éprouvé par ces deux personnages à peine sortis de l'adolescence, plongés dans un Paris froid et humide, loin du soleil de Beyrouth. Elle sait aussi rendre les moments de bonheur, la mélancolie des liens qui se défont, le courage d'une jeune femme déterminée à ne pas se laisser dominer par la peur qui gagne l'ensemble de la société, et à faire valoir son droit au bonheur.
Durée: 6h. 19min.
Édition: Paris, Gallimard, 2012
Numéro du livre: 18507
ISBN: 9782070135172

Documents similaires

Lu par : Anik Friederich
Durée : 2h. 39min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15460
Résumé:Il y a une jeune fille, quinze ans, qui court le long d'une ligne de démarcation. Il y a le Liban, ce pays depuis si longtemps en guerre qu'on oublie parfois que la guerre est là. Et puis dans la guerre, il y a l'amour. L'amour de la jeune fille, pur comme un diamant : pour le père, pour l'amant, pour la patrie. Grande absente, la mère ne sait rien de cet amour. Elle est partie sans laisser d'adresse. La jeune fille ne sait pas comment faire pour grandir là, tiraillée entre deux cultures, happée par la violence. Alors elle court. C'est l'histoire d'une fille en robe verte qui virevolte dans les ruines, qui se jette dans les bras d'un étranger, qui manie les armes comme elle respire. L'histoire d'une adolescente qui tombe et qui se relève toujours.
Durée : 7h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 74200
Résumé:L’histoire se passe à Beyrouth, bien avant l’explosion du port, quand l’espoir était encore permis. On y croise Line, directrice de théâtre, un chirurgien esthétique, un vieillard obstiné, des réfugiés, et en toile de fond une société libanaise qui balance entre modernité et tradition. C’est une histoire de racines, de dignité humaine. Celle aussi d’une passion, entre un acteur célèbre et une parfaite inconnue. Line se bat pour monter un spectacle inspiré de ses combats contre l’exclusion, promesse d’un monde meilleur. Mais peut-on réussir quand on est seul ?
Durée : 1h. 10min.
Genre littéraire : Littérature érotique
Numéro du livre : 17645
Résumé:"Mon mari m'a quittée ce matin et je suis heureuse. J'ai fait ce qu'il fallait en me levant : j'ai préparé un café pendant qu'il prenait sa douche, j'ai glissé un cadeau dans son sac de voyage et, à l'heure du départ, j'ai agité la main autant que j'ai pu. J'espère que ma main a su lui transmettre les signaux suivants : je t'aime, je pense à toi, reviens-vite, prends soin de toi... "
Lu par : Manon
Durée : 6h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 39445
Résumé:« Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l'amour » écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d'ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman, son double inversé), l'échec des idéaux de leur jeunesse, l'espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue. Ce roman sur les ravages d'un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 2h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34894
Résumé:Trois trajectoires, trois personnages mis en mouvement par la disparition d'une femme, à la fois énigme et clé. L'enfant marche dans la forêt, adossé à l'absence de sa mère. Il apprend peu à peu à porter son héritage de mystère et de liberté. Avec un chien pour guide, il découvre des lieux inconnus. A chaque lieu, une expérience nouvelle. Jusqu'à la maison de l'à-pic. Le père, menuisier du village, délaisse le chemin familier du Café à la maison vide. En quête d'une autre forme d'affranchissement, il cherche à délivrer son corps des rets du désir et de la mémoire. Et puis il y a la grand-mère, qui fait la tournée des fermes voisines, dont le parcours encercle et embrasse le passé comme les possibles. Porté par la puissance de l'imaginaire, L'Enfant qui raconte l'invention de soi, et se déploie, sensuel et concret, en osmose avec le paysage et les élans des corps, pour mieux tutoyer l'envol.
Lu par : Roland Dufour
Durée : 2h. 47min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23729
Résumé:Contraindre un corps qui se refuse au plaisir pour attirer le vide, pour suspendre l’équilibre du monde : c’est Lea quand elle danse, c’était sa mère quand elle devait « aimer » les hommes. Par une nuit d’orage en bord de mer, mère et fille acceptent enfin de briser les digues. Elle est dans la quête de la beauté, la perfection du geste, la maîtrise absolue du moindre muscle de son corps. Jamais pourtant elle ne parvient à s’affranchir de cette grâce douloureuse qui bannit tout plaisir. Lea semble empêchée de danser par une force centrifuge qu’elle ne sait pas nommer, comme elle semble empêchée d’aimer Bruno, le peintre qu’elle laisse approcher au plus près sans jamais accepter le partage. A la faveur d’une nouvelle chorégraphie, qui place la mère au centre de son art, la danseuse est rattrapée par ses vieux démons qui demandent leur part de lumière. Et quand elle finit par céder à l’insistance de Bruno et pose pour lui, d’où lui vient cette sensation absurde de donner son corps en pâture ? Elle sait que les clés sont dans la maison de l’enfance, dans un secret qu’elle partage sans le connaître. A présent elle doit en avoir « le cœur net ». Par une nuit d’orage, d’apocalypse, elle gagne la petite ville côtière qui l’a vue naître. Mère et fille se retrouvent pour laver les ombres. En onze tableaux où alternent le présent et le passé, peu à peu se dénouent les entraves dont le corps maternel porte les stigmates. Naples à l’époque de la guerre, le bistrot familial, un “bel ami” français qui promet le mariage à une jeune fille de 16 ans et pourtant vend son corps dans une maison close. Puis le départ pour la France, l’enfant inespérée, un semblant d’apaisement tout près du précipice. État des lieux après l’orage : recomposer autrement l’image mythifiée du père, intégrer le faux-pas à la danse. Léa peut aller vers la vie comme la mer revient à l’étale.
Lu par : Eline Roess
Durée : 1h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20608
Résumé:"Sa petite robe à pois blancs dansait sur le trottoir, des taches phosphorescentes entre chien et loup comme des signaux de détresse. Sam ne voulait pas y croire, c'était un rêve qui s'échappait de son esprit, la jeunesse qu'il avait bue, rebue, jusqu'à la foutre en l'air, elle et tout ce qui pouvait lui ressembler. Sam était là, bancal sur sa chaise, électrisé par l'instant, et son coeur malmené soudain se révulsa : la femme avait une jambe coupée".
Lu par : Jean Frey
Durée : 7h. 39min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20391
Résumé:« Nous étions deux ou trois ans après mai 68. On m'annonçait que le roman était mort, ce qui n'était pas la meilleure nouvelle quand on se promettait de devenir écrivain. Le siècle n'avait pas été avare en exterminations massives, alors face à ces montagnes de cadavres on n'allait pas se lamenter pour la mort d'un genre, le roman, parfaitement bourgeois et réactionnaire. La solution de remplacement ? Le texte, rien que le texte. Mais à la réflexion, il y avait une autre mort qui était passée inaperçue ; celle, brutale, de mon père. Est-ce que de cette mort du roman, on ne pourrait pas faire le roman de la mort ? Le roman du mort ? Vingt ans plus tard, j'apportai à l'éditeur le manuscrit qui glissait cette disparition d'un homme de quarante-et-un au milieu des massacres de la première guerre. L'éditeur s'alarma d'une autre disparition, celle du narrateur. Au bilan du siècle, il convenait de rajouter deux victimes collatérales : le roman et moi. » Jean Rouaud
Durée : 11h. 3min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20243
Résumé:Qui est vraiment Mansour, le sultan qui règne sur un pays imaginaire, dans lequel le lecteur reconnaîtra aisément la Syrie actuelle ? C'est un proche du sultan, narrateur anonyme, qui tente de répondre à cette question. Militaire de carrière, appartenant par son père aux cercles qui gravitent autour de la famille régnante, ce narrateur connaît Mansour depuis l'enfance. Après la disparition accidentelle de l'aîné de la dynastie, il s'est vu confier un rôle dans la formation accélérée du jeune homme aux charges qui l'attendent. Le roman est d'abord un récit de formation, puis la chronique des dix premières années du règne du jeune sultan, jusqu'à ce que la tourmente gagne le royaume. La révolution, après les autres pays arabes, a embrasé le Sultanat. La réaction du sultan est violente, sa personnalité insaisissable se dévoile progressivement, du moins le narrateur en discerne-t-il certaines clefs : c'est un homme sans scrupules qui se révèle dans la guerre impitoyable livrée à son propre peuple, un homme dont l'action n'est guidée que par une obsession dynastique et clanique héritée de son père. Par une habileté diabolique, jouant des circonstances et de l'aveuglement des Occidentaux, il parvient à se sortir des pires situations.
Durée : 3h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18683
Résumé:De retour chez lui après une journée de bureau, Virgile trouve sur son répondeur un message pour le moins déroutant : Clara lui annonce qu'elle le quitte. Virgile a l'habitude d'être quitté par les femmes, c'est même une 'certitude plus grande que la gravitation', mais il n'a aucun souvenir de cette prétendue Clara. Il s'affole, se demande s'il n'est pas gravement malade ou amnésique, file chez sa psy, pense encore à un de ces 'accidents avec la réalité' dont il est coutumier, demande conseil à sa grande amie Armelle, cartomancienne de son état. A défaut de trouver une réponse satisfaisante, il finit par prendre une décision inattendue : reconquérir cette femme qu'il ne connaît pas...
Durée : 4h. 47min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19453
Résumé:Dieu, dit-on, est mort, les âmes se sont envolées, mais il reste les corps, dont les médecins sont les grands prêtres. Comme Robert Ménage, ce docteur « de charme » qui, dans une petite ville du Nord, attire à lui patientes et patients. Quelqu'un à qui on peut se confier, devant qui on se déshabille, qui reçoit aimablement les confessions de votre corps, qui les comprend - et les élude. Clara Davaine, cinquante ans et femme de cheminot, vient un jour consulter le docteur Ménage. « Un problème comme toutes les femmes de votre âge en ont », lui dit-il, avec indifférence. Plutôt que dire la vérité, il préfère s'en tenir à des inactions et des silences, dont ses clients lui rendent grâce. Clara est donc absoute de son mal, mais il lui faudra peu de temps pour comprendre que c'est d'un mal définitif qu'elle est atteinte. Ce que le docteur ne lui a pas dit, elle va le découvrir elle-même, faire l'apprentissage de la vérité dans « son âme et son corps ».
Durée : 8h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19333
Résumé:Jean Gab'1 raconte dans toute son authenticité et avec la gouaille qu'on lui connaît sa vie tumultueuse de gangster et de rappeur. Au milieu de la violence qui a été son quotidien, la poésie ne cesse d'affleurer. « J'avais pris l'habitude, en sortant du solfège ou du catéchisme, de passer à la superette de M. Pétika pour chouraver quelques bonbecs. Ce que je ne savais pas, c'est que Pétika avait retapissé ma petite ganache et, peinard, tenait une note précise de mon butin. Le jour où il a présenté la douloureuse à mon daron qui rentrait du turbin, j'ai pris une escalope dans le museau et suis parti au pieu sans becter. »