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L'inondation

Résumé
L'auteur est un écrivain "expressionniste" russe. Vue par les yeux d'une femme simple, l'histoire d'une vie ordinaire qui bascule dans le crime à l'occasion d'un cataclysme: l'inondation de Saint-Pétersbourg
Durée: 1h. 38min.
Édition: Malakoff, Solin, 1989
Numéro du livre: 13912
ISBN: 9782853760645

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Résumé:Chronique nostalgique de l'âme russe, ténébreuse et lumineuse à la fois, Soukhodol est la saga des Khrouchtchev, petite noblesse de province derrière laquelle se dissimule la famille de l'auteur. Le regard de Bounine se pose avec un calme impitoyable sur un monde en déclin. Dans une langue précise et mélodieuse, hommes et nature composent un poème qui dégage une sobre magie empreinte de spiritualité, où se croisent Natalia, servante et « mémoire » de cette famille, Piotr Petrovich, son amour secret, ou Tante Tonia, qu'un amour déçu a enfermé dans la folie. Car « à Soukhodol, l'amour était singulier, la haine aussi ». Et leur temps nous semble, à nous comme à Bounine, « soit infiniment lointain, soit tout proche ». La Cerisaie de Tchékhov, dont Ivan Bounine fut disciple et admirateur, résonne dans ce récit avec des accents et des prolongements tragiques.
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Résumé:Cela commence comme un conte de Perrault: dans un village près d'Helsinki, une gentille vieille dame arrosait le jardin de sa maisonnette rouge. On enchaîne sans prévenir sur Orange mécanique: son neveu est en route pour rafler sa pension. A sa gauche, à sa droite, deux baraques sanguinaires. Nous voilà ensuite chez Selma Lagerlöf: propre et maligne, la dame se sauve à la ville, chez son amant d'antan. Le temps de concocter une vengeance bien tassée dont la recette n'est désormais un secret pour personne. Cela finit comme un conte moral puisque la morale est sauve. Pendant ce temps-là on s'est bien amusé. Cela pourrait s'appeler "La vieille dame et les délinquants". Une situation sinistrement répandue de nos jours, que l'auteur parvient à rendre irrésistiblement loufoque.
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Résumé:Comme dans Le Décaméron de Boccace, nous sommes en quarantaine, non plus aux portes de Milan dans l'Italie du XIVe siècle, mais dans la Russie soviétique de Khrouchtchev. Dix femmes viennent d'accoucher et sont retenues plusieurs jours dans une maternité de Leningrad pour cause d'épidémie. En mal de distraction, l'une d'elles, Emma, metteur en scène, invente un jeu en s'inspirant du célèbre texte italien. Chaque jour, un thème est proposé: le premier amour, la jalousie, le viol, l'infidélité, l'argent... à travers lequel elles vont raconter leur vie intime. De Zina-la-Zonarde à Albina, l'hôtesse de l'air, de Valentina-Grosse-Légume, la fonctionnaire au Comité exécutif de la ville, à Galina, l'épouse d'un dissident, toutes, enthousiastes, se livrent sans fard, parfois avec impudeur. Les histoires drôles, cruelles, pathétiques se succèdent, mêlant vengeances froides de femmes bafouées, petite guerre entre locataires d'appartements communautaires, bassesse des hommes ou rêves de luxe venu de l'Ouest que symbolisent le rouge à lèvres et la couche-culotte...
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Résumé:Semblable au personnage de Tenguiz, qui se plaît à rêvasser dans le grand fauteuil rouge du salon familial en attendant le passage du train, le lecteur est convié dans Sovki à un voyage où le songe est confronté à la réalité, celle de la Géorgie natale de la Montréalaise Elena Botchorichvili durant l'ère soviétique. Vouant une haine éternelle à Staline qui a fait enfermer sa femme dans les années 30, le docteur Gomarteli détient la recette d'un baume médicinal que sa famille produit en quantité après la guerre et qui a pour effet de transformer les dames en véritables félines amoureuses. Son petit-fils Artchil, homme d'une grande beauté, n'hésite pas à utiliser le remède sur ses conquêtes féminines, plus ou moins indifférent aux conséquences qui s'ensuivent. Un roman non linéaire aux phrases brèves et incisives, dont l'ironie et la poésie de la version originale en russe sont bien rendues par la traduction de Bernard Kreise. (Éric Paquin)
Lu par : Michèle Quellet
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Résumé:Pragmatique, Lizka quitte sa mère et son village pour cultiver sa parcelle de bonheur. Ses amants seront les jalons de son initiation: Micha, le beau parleur, Viktor, le politicard ambitieux, Arthur, le mari volage, et d'autres encore. Fustigeant leur inconsistance avec ses amies, Nina et Vera, Lizka passe de l'un à l'autre sans s'impliquer. «Fatiguée des révolutions», cette jeunesse attachante et philosophe observe avec un humour désabusé une Russie qui désormais s'égare pour rattraper l'Occident. (Le Nouvel Observateur)
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Résumé:court roman ramassé dans la haine, travaillé au ventre dans un langage abrupt magnifiquement traduit, relate le calvaire d'une jeune femme sans enfant que son mari trompe dans sa propre maison avec l'adolescente qu'ils ont recueillie. Quand la douleur retenue jusqu'à l'asphyxie rompra les digues du silence, Sofia s'emparera de la hache et détruira l'enfant incestueuse. Métaphore de la haine qui submerge un cœur pur, la Neva débordante s'engouffre dans Petrograd: l'eau détruit et lave comme un sang. " La vitre tintait sous le vent, des nuages gris et bas - des nuages de la ville, des nuages de pierre - passaient dans le ciel - comme s'ils étaient de retour, ces nuages étouffants de l'été que pas un orage n'avait transpercés. Sophia sentit que ces nuages n'étaient pas au-dehors, mais en elle, que depuis des mois ils s'amoncelaient comme des pierres, et qu'à présent, pour ne pas être étouffée par eux, il fallait qu'elle brise quelque chose en mille morceaux, ou bien qu'elle parte d'ici en courant, ou encore qu'elle se mette à hurler... " Evguéni Zamiatine - " ce snob flegmatique ", disait de lui Trotski - n'est pas seulement l'auteur du roman Nous autres qui reste la plus implacable dénonciation du totalitarisme soviétique. Figure centrale de la littérature russe des années vingt, il a écrit de nombreux récits, nouvelles, romans, pièces de théâtre... Exilé à sa demande, après une retentissante lettre à Staline, il devait mourir à Paris en 1937, ignoré de ces intellectuels occidentaux encore pour longtemps fascinés par le modèle soviétique. Il avait juste eu le temps de réaliser pour Jean Renoir l'adaptation des Bas Fonds de Gorki "meilleur film de l'année" en 1936. L'Inondation est un de ses chefs-d'œuvre absolus. Dans un Pétersbourg emblématique, on y voit comment son art de la narration, sa prose savante et rigoureuse, sa modernité s'inscrivent aussi dans la grande tradition russe - celle de Pouchkine, de Gogol, de Dostoïevski...
Lu par : Martine Moinat
Durée : 4h. 21min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13736
Résumé:Ruben Gonzalez Gallego est né à Moscou, en septembre 1968, dans la clinique du Kremlin. Attendant des jumeaux, sa mère y avait été conduite d'urgence grâce à l'intervention de son père, dirigeant du Parti communiste espagnol clandestin. Le premier bébé mourut. Le second, prénommé Ruben, atteint de paralysie cérébrale, fut enlevé à sa mère. Après un séjour dans un orphelinat spécial réservé à l'élite communiste, ballotté d'institution en institution, centres fermés, centres secrets situés sur tout le territoire de l'Union soviétique, il finit par atterrir dans un asile de vieux où étaient placés d'office les handicapés incapables d'exercer un métier utile. Profitant du désordre général provoqué par la perestroïka, Ruben Gonzalez Gallego réussit à s'échapper et, après un périple rocambolesque à travers toute l'Europe, à retrouver sa mère installée à Prague. De l'histoire de celui qu'on a pu surnommer " Le masque de fer du communisme " est né ce récit autobiographique, récemment publié en Russie, salué comme l'oeuvre d'un grand écrivain. Son succès a donné lieu à un débat sur l'enfance, le système socialiste, l'évacuation de tout ce qui gênait le mythe de l'homme nouveau dans un pays où tout le monde devait être heureux.
Durée : 2h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14552
Résumé:Constantin Chaparov, dit Kostia, un jeune bidasse, est revenu de son service en Tchétchénie le visage monstrueusement brûlé après l'attaque de son tank par les boeiviki. Pour oublier, Kostia, dont le visage terrorise les enfants, va se mettre à boire comme seuls les Russes savent le faire. Un voyage entrepris avec deux de ses camarades partis à la recherche du quatrième rescapé de l'équipage de tankistes qu'ils formaient en Tchétchénie sauvera Kostia de sa plongée dans le néant éthylique...