L'extase du selfie: et autres gestes qui nous disent
Résumé
Il y a les gestes qui disent l’embarras, d’autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d’exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le « vapotage », qui relègue l’art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu’on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu’on tient à la main sans le boire… À lire Philippe Delerm, on se dit souvent : « Mais oui, bien sûr, c’est exactement cela ! » Mais lui seul aura su décrire ces gestes du quotidien avec tant de finesse et de vérité – tant de profonde analyse de la nature humaine.
Lu par :
Marie-Christine Lecourvoisier
Genre littéraire:
Essai/chronique/langage
Mots-clés:
Essai
/
Littérature française
Durée:
1h. 41min.
Édition:
Paris, Seuil, 2019
Numéro du livre:
67915
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782021342826
Documents similaires
Lu par : Patrick Langlois
Durée : 3h. 33min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 73102
Résumé:Un recueil de textes courts dédiés à New York, une ville dans laquelle l'auteur n'est jamais allé.
Lu par : Christine Grobéty
Durée : 1h. 49min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 19126
Résumé:«Dans la liste des précautions oratoires, celle-ci occupe une place à part. Elle souhaite jouer la surprise par sa forme, une vulgarité appuyée qui aurait pour mission de gommer à l'avance le pire des soupçons : une pensée réactionnaire. L'interlocuteur ne doit pas se récrier avant la remarque promise. Mais une petite réticence aux commissures des lèvres signifiant "Toi, passer pour un vieux con ! ?" semble bienvenue. Elle était espérée.» Traquant les apparentes banalités de nos discours, nos petites phrases toutes faites, Philippe Delerm révèle pour chacune un monde de nuances, de petits travers, de rires en coin. La vérité de nos vies, en somme. Tour à tour attendri, moqueur ou mélancolique, il s'attache aux détails qui nous dévoilent un monde. Des mots qui nous échappent, des instants vécus par tous.
Lu par : René Bonnin
Durée : 2h. 23min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 37355
Résumé:L'écrivain glane les petites phrases faussement ordinaires et révèle ce qu'elles cachent de perfidie et d'hypocrisie.
Lu par : Bushra Kadir
Durée : 3h. 26min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 27825
Résumé:Comment devient-on écrivain ? Pour Philippe Delerm, la réponse se trouve dans l'enfance : entre les murs des salles de classe où il a grandi, dans le secret de ses "amours silencieuses", cette adolescence rêveuse et solitaire, mais aussi dans les pages de Proust... Il nous raconte ce goût de la mélancolie et du bonheur qui a fait de lui l'écrivain célébré des plaisirs minuscules.
Lu par : Anne Botte
Durée : 1h. 14min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 23388
Résumé:Philippe Delerm décrit comme personne les instants familiers à chacun de nous, et restitue, presque intacts, nos petits agacements, nos plaisirs furtifs, les grands moments de solitude et les émerveillements... Au fil de ces petites phrases toutes faites, faussement anodines, il démasque les sentiments enfouis et met à nu l'émotion.
Lu par : Marie-France Javet
Durée : 3h. 24min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 10772
Résumé:'Je suis heureux. Est-ce que ça va durer ? Voilà le sujet de ce livre. Ce sera un thriller, le plus authentique du siècle. Je suis cerné de toutes parts, et jusqu'au fond de mon terrier. Sur chaque page va planer une menace de mort ou de cancer, d'accident de voiture, de mal de vivre, simplement. Mais je suis fort,j'ai plein de munitions, je vous en parlerai. Si la menace se précise, vous la vivrez au coeur de mon sang, de mon encre. Sij'en réchappe, nous partagerons le butin. Peut-être ...'
Lu par : Véronique Pierre
Durée : 1h. 24min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 79490
Résumé:"Les gens, quels sales types ! " disait Marcel Aymé. Les gens, c'est-à-dire toute l'humanité sauf vous à qui je parle, sauf moi... Que voulez-vous, les gens sont comme ça, si individualistes et grégaires cependant. On ne les refera pas, c'est sûr. Faut-il s'en accommoder ? A moins d'entrer dans un couvent, la réponse est oui. Alors, vivre avec eux, en conservant la restriction mentale de penser qu'on n'est pas tout à fait comme eux ? Les gens... C'est dans leur bouche qu'on entend ces petites phrases toutes faites qui nous font sourire, parfois nous désoler, nous moquer souvent. Philippe Delerm a récolté les plus savoureuses : "Tu me donneras la recette", "T'inquiète ! ", "C'est ni fait ni à faire". Sous l'apparente banalité se cachent des vérités plus profondes qu'on ne croit. Les gens, c'est un peu nous aussi ?
Lu par : Marie-Thérèse Téhel
Durée : 2h. 18min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22499
Résumé:Dans le livre peut-être le plus personnel qu'il ait jamais écrit, Philippe Delerm retourne pour la première fois sur son enfance, et trace le portrait tendre et nostalgique des lieux et personnages qui l'ont vu grandir chaque été. L'auteur nous ouvre les portes de la Mascagne, la maison de ses racines, qui fut celle de ses grands-parents puis de ses parents. Aujourd'hui, ils s'y retrouvent en vacances, toutes générations confondues.
Lu par : Dr Martin Lebrun
Durée : 4h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22684
Résumé:Balades, flâneriesà Je cherche le mot le plus léger pour dire ce que furent ces instants volés au ciel de Normandie. Oui, tout autour de chez moi, et pas très loin le plus souvent. Mais après tout, cela pourrait aussi bien être partout ailleurs. C'est le regard qui compte, et cette envie d'aller par les chemins. Bien sûr, les rivières étaient belles. Mais d'un matin de gel à la lenteur d'un soir d'été, la lumière les appelait, chaque fois différentes. J'apprenais à nommer la campagne qui m'entourait, mais elle menait toujours plus loin. J'apprenais à me perdre plus qu'à me retrouver. Dix ans de flâneries à deux, et ça, c'est un tout autre privilège. Partager le silence des chemins avec la femme que l'on aime. Je griffonnais des notes, elle prenait des photos. De ces regards croisés passaient plus tard des images et des mots qui marchaient l'amble. Il n'y avait rien que des lumières échangées et quelquefois un café chaud, très tôt, au hasard d'un village. Mais aujourd'hui je vois qu'un livre est né ; je tremble un peu de voir qu'il nous ressemble, de maraudes en chemins d'eau. Léger, fragile, un livre de balades, de saisons, dix ans flânés à regarder ensemble.Les chemins nous inventent. Il faut laisser vivre les pas.
Lu par : Nicole Catherine
Durée : 2h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12918
Résumé:Quatrième de couverture : Professeur de lettres dans un collège, Sébastien dresse à quarante-cinq ans le bilan de sa vie. Ses deux grands enfants ont quitté le foyer familial où il vit désormais avec sa femme qu'il aime. Jusqu'alors, il a toujours vécu en accord avec les choses de la vie. Il les savourait dans leur fugacité. C'est dans la capacité de goûter chaque instant que réside pour lui le bonheur. Un jour cependant, il a un malaise en classe, une fêlure est survenue : " Un vertige, un malaise sourd, et tout de suite on sent que ça ne passera pas comme ça. " Un sentiment diffus l'envahit alors, un vide, une inquiétude qu'il a du mal à comprendre. Pour se défaire de ce mal-être, il entreprend une réflexion douce-amère sur le sens de la vie, du temps qui passe.
Lu par : Jacqueline Champot
Durée : 2h. 18min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 26883
Résumé:Publié pour la première fois en 1983, ce roman marque l'entrée en littérature de Philippe Delerm, et de son talent pour la peinture pudique des sentiments et des sensations fugaces. " Un jour tu t'es laissée glisser vers un ailleurs qui te guettait de sa force tranquille et blanche... Pour une raison inexpliquée la 2 CV... a quitté... et percuté... est décédée dans la soirée... Je n'ai pas lu dans un journal ces mots qui ont dû y figurer, qui sont si secs et rassurants pour parler d'une mort bien propre à effacer. Tu ne liras jamais ces pages que j'écris dans une école sage au vent mouillé d'automne. "
Lu par : Christiane May-Sudan
Durée : 1h. 20min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75021
Résumé:« Mais la minute qui compte, c'est tout à la fin. Les gestes se sont alentis, le coiffeur vous a délivré du tablier de nylon, qu'il a secoué d'un seul coup, dompteur fouetteur infaillible. Avec une brosse douce, il vous a débarrassé des derniers poils superflus. Et l'instant redouté arrive. Le coiffeur s'est rapproché de la tablette, et saisit un miroir qu'il arrête dans trois positions rapides, saccadées : sur votre nuque, trois quarts arrière gauche, droite. C'est là qu'on mesure soudain l'étendue du désastre... Oui, même si c'est à peu près ce qu'on avait demandé, même si l'on avait très envie d'être coiffé plus court, chaque fois on avait oublié combien la coupe fraîche donne un air godiche. Et cette catastrophe est à entériner avec un tout petit oui oui, un assentiment douloureux qu'il faut hypocritement décliner dans un battement de paupières approbateur, une oscillation du chef, parfois un "c'est parfait" qui vous met au supplice. Il faut payer pour ça. »