Le rendez-vous de Berlin
Résumé
«Ce soir-là, cette dernière nuit, je jurai à Marina que je la chercherais et la retrouverais un jour. Je ne savais ni où, ni quand, mais j'y parviendrais. C'était un serment enfantin, bien sûr. Elle resta silencieuse longtemps. Puis elle, qui ne m'avait jamais dit qu'elle m'aimait, me fit répéter tout bas encore et encore, jusqu'à ce que je prononce les mots correctement, "Ich liebe dich".» C'est à Berlin que Gonzalo, un jeune Vénézuélien, retrouvera finalement Marina. Et ce rendez-vous, il l'aura attendu sept ans huit mois et quatorze jours... A quinze ans, il était tombé éperdument amoureux de la très belle Marina, trente-cinq ans, épouse d'un client allemand de son père. Leur relation, très physique, très intense, durera quelques semaines à peine, puis la jeune femme repartira pour l'Europe. Quand il la revoit, il a vingt-deux ans, c'est un homme, toujours fou d'amour. Mais nous sommes en 1939, et la sublime Marina, qui est juive, est devenue une créature traquée, abandonnée de tous. Quels risques Gonzalo prendra-t-il pour elle ?
Lu par :
Claude Fissé
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Durée:
3h. 9min.
Édition:
Paris, Gallimard, 2006
Numéro du livre:
18361
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782070339754
Collection(s):
Folio
Documents similaires
Lu par : Daniel Chevalier
Durée : 18h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70614
Résumé:Nous sommes à la veille de 1900, au moment où décadentisme et anarchie se donnent la main pour conduire le siècle à sa fin. Georges Randal, un jeune homme de bonne famille, orphelin ruiné par un oncle indélicat, lorsque le temps est venu de prendre une situation, décide de se faire voleur. Pourquoi ? Comme ça. Pour rien. Pour dire non à la société, à la bourgeoisie, à l'ordre, aux socialistes qui se trémoussent sur l'estrade et aux moralistes qui tirent la chasse d'eau des larmoiements humanitaires. En somme, Randal, en bon nihiliste, dit non à tout et aux voleurs eux-mêmes : «Je fais un sale métier, c'est vrai ; mais j'ai une excuse : je le fais salement.» Pas tout à fait. Car il y a chez notre voleur un peu du dandy baudelairien, un peu d'Arsène Lupin mâtiné de Jarry et d'Alphonse Allais. Et un goût intact, presque virginal, de la révolte, un cœur sensible et bon, «trop bien battant, disait Breton, pour ne pas heurter en tous sens les parois de la cage».
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 11h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12249
Résumé:Si le grain ne meurt est l'autobiographie de l'écrivain français André Gide. Publié en 1924, ce récit recouvre la vie de Gide depuis sa première enfance à Paris jusqu'à ses fiançailles avec sa cousine Madeleine Rondeaux (appelée ici Emmanuèle) en 1895. Le livre se compose de deux parties. Dans la première, l'auteur raconte ses souvenirs d'enfance: ses précepteurs, sa fréquentation discontinue de l'Ecole alsacienne, sa famille, son amitié avec Pierre Louÿs, la naissance de sa vénération pour sa cousine, ses premières tentatives d'écriture. Dans la seconde partie, beaucoup plus courte, il retrace sa découverte du désir et de son penchant homosexuel, lors d'un voyage en Algérie. Certains épisodes pouvaient, au moment de la publication du livre, scandaliser le public pour leur propagation de la pédérastie et pour leurs représentations minutieuses de scènes de débauche
Lu par : Martine Huard
Durée : 20h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69362
Résumé:Le Sang noir est l'histoire d'une journée de 1917, dans une ville provinciale de l'arrière. C'est à travers le calvaire du professeur de philosophie Merlin, dit Cripure (à cause de la Critique de la raison pure), le tableau d'une société de pharisiens, de grotesques, de haïssables, en face de gentils, de révoltés, de victimes. Cripure, lui, s'il a été un révolté, ne l'est plus guère. Il est la caricature d'un homme à la fin d'une civilisation, un homme extrêmement pitoyable. Moqué par ses élèves, vivant comme une gothon, sachant qu'une révolution se lève à l'Est, trop tard pour lui, haï par tous les patriotes de l'arrière, il veut se battre en duel, dans un dernier sursaut. Et, comme on le prive de ce duel et de son honneur, il ne lui reste plus que le suicide. Bien que retentissant des problèmes de 1917, Le Sang noir est un roman métaphysique, plus que politique. Cette dimension métaphysique et le foisonnement des personnages font du Sang noir le roman le plus dostoïevskien de la littérature française.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 3h. 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14832
Résumé:La mer abrite des millions de poissons, mais le vieux pêcheur n'a rien pris depuis quatre-vingt-cinq jours. Elle s'étend à l'infini, les côtes cubaines s'éloignent inexorablement, et pourtant, il s'agit d'un roman de l'enfermement. Le Vieil Homme et la mer, durant trois jours entiers, se retrouvent face à face. Rare élément féminin dans ce récit qui oppose deux volontés viriles et où la douceur maternelle provient d'un gamin, la mer est le lieu du lien. Lien entre le vieil homme et l'espadon, entre le pêcheur et la vie, lien entre le retour et le départ, l'eau est un lieu de séjour transitoire entre la vie et la mort. A peine un purgatoire, car l'on imagine mal cet homme à l'âme sublime avoir commis aucun péché, la mer fait surgir en lui des sentiments d'amour profond, de respect pour la vie, mais aussi de manque et de lassitude. Les expressions reviennent sans cesse, les images sont récurrentes et la voix parle à l'esprit dont elle émane. Les poissons volent, comme mus par la tension incessante de l'esprit, qui ne tient plus qu'à un fil ténu, corde de ligne bandée jusqu'à la limite. Dans cet univers de répétition, le langage irisé de reflets d'argent semble naître d'un pathétique besoin d'émancipation.
Lu par : Caroline Lattanzi
Durée : 4h. 1min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34793
Résumé:- Monsieur l'abbé, je voudrais vous dire quelque chose, articulai-je avec difficulté.Il leva vers moi des yeux attentifs.- Voilà. Je suis flambée.- Vous êtes flambée ?. - Oui. Je me convertis. Je suis à vos ordres. Morin parut consterné…. - Vous êtes peut-être un peu trop fatiguée, ou sous-alimentée, ces temps-ci.- Non, je ne suis pas fatiguée, et on vient de toucher des pommes de terre…. - Elle est complètement braque, cette fille, murmura Morin. (Source : éditeur)
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 7h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12712
Résumé:"Le Double c'est moi." Goliadkine n'en doute pas, Dostoïevski non plus. A cette étrange histoire d'un homme qui rencontre son ombre jumelle, l'auteur répond par un poème pétersbourgeois. Nulle folie ne semble, en apparence, traverser l'esprit de Dostoïevski. Ce n'est pas un jeu de miroirs, bien au contraire : "Je n'ai jamais rien lancé dans la littérature de plus sérieux que cette idée..." Pour preuve la fiction ne joue qu'avec son double, la réalité. Bien sûr, Goliadkine et Dostoïevski ne font qu'un. Pour toujours. Le Double devient alors la clef, le passage obligatoire à l'oeuvre de Dostoïevski. Livre de la déraison ouvrant pourtant toutes les portes de l'univers dostoïevskien. Le Double ou la séduction du malheur. Mais rien n'y fait, Goliadkine espère toujours, convaincu d'un futur plus lumineux. Qu'importe l'espace quotidien auquel il se heurte sans cesse, son double est là pour le sauver, quitte à le persécuter. Illumination, rédemption, monde hallucinant où nul ne s'étonne qu'un homme puisse vivre en compagnie de lui-même. Avec Le Double, Dostoïevski, alors âgé de 25 ans, pressent et nous montre qu'il sait déjà ce qui l'attend. Peu d'ouvrages mettent en scène avec la même violence la parfaite identification d'un auteur et de son personnage. Dostoïevski délivre ici un message habité, hanté par l'écho de la voix de Goliadkine. L'un ne peut vivre sans l'autre. Avec ce livre, Dostoïevski apprend à vivre, et surtout à accepter ses propres démons. Un double s'imagine souvent plus qu'il ne se voit. Il reste au-delà des murs, masqué par un solide principe de réalité. Le trait de Jean-Claude Götting met au défi cette ombre maléfique en donnant un corps, un visage à ce double. Le Double, par l'entremise du dessin, a trouvé un autre double. Le jeu n'en devient que plus excitant.
Lu par : Jean Frey
Durée : 4h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15946
Résumé:'Les mange-pas-cher' rapporte, par la voix d'un narrateur anonyme, simple employé de banque, les propos d'un personnage odieux et fascinant, un certain Koller, qui lui expose, à chacune de leurs rencontres, sa morale élitiste et cynique et des pans de sa philosophie. Mordu à la jambe par le chien d'un riche industriel, Koller est amputé, gagne le procès mené contre le maître, ce qui lui permet de vivre tranquillement sans travailler. Il décide alors d'écrire un ouvrage décisif de physiognomonie.
Lu par : Daniel Martin
Durée : 17h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66350
Résumé:Quand j'ai connu Blanche, elle portait un petit chapeau de feutre, cloche, très enfoncé, d'un feutre extraordinairement tendre, léger, mou, comme si ça lui avait fait quelque chose de coiffer Blanche. Elle aimait s'habiller en noir, elle s'asseyait d'une façon que n'avait personne, se penchait pour m'écouter, la joue sur sa main, le coude sur le genou. Je lui avais dit : " Vous fumez ? ", et elle avait éteint sa cigarette, non, c'était pure nervosité
Lu par : Michel Zendali
Durée : 2h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 77848
Résumé:" Tu as vingt-cinq ans et vingt-neuf dents, trois chemises et huit chaussettes, quelques livres que tu ne lis plus, quelques disques que tu n'écoutes plus. n'as pas envie de te souvenir d'autre chose, ni de ta famille, ni de tes études, ni de tes amours, ni de tes amis, ni de tes vacances, ni de tes projets. Tu as voyagé et tu n'as rien rapporté de tes voyages. Tu es assis et tu ne veux qu'attendre, attendre seulement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à attendre : que vienne la nuit, que sonnent les heures, que les jours s'en aillent, que les souvenirs s'estompent. " C'est en ces termes que le narrateur s'adresse à lui-même, " un homme qui dort ", qui va se laisser envahir par la torpeur et faire l'expérience de l'indifférence absolue.
Lu par : Manon
Durée : 6h. 4min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31648
Résumé:Lu par Manon Tandis que Yu est muté à Sori, son épouse le quitte et rejoint son ancien amant. Yu part donc pour sa mission, remplacer le manager Pak, dans la province lointaine à l'ouest de la capitale. Arrivé sur place, il ne parvient à trouver ni les bureaux du Gangsan Complex Resort, ni Pak.
Lu par : Danièle Duhamel
Durée : 7h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 78414
Résumé:Chronique douloureuse et ironique de la vie conjugale, dans le Japon des années vingt, d'un ingénieur de trente ans et d'une serveuse de quinze ans qui rêve de devenir terriblement moderne. On retrouve ici le thème majeur de l'oeuvre de Tanizaki : l'occidentalisation, plaie du Japon moderne.
Lu par : Liliane Pierré
Durée : 1h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13914
Résumé:L'enfant qui devient fou d'amour est le journal intime d'un enfant que sa passion pour une femme, la belle Angelica, mène à la folie. Publié en 1915, ce court roman, d'une rare sensibilité et d'une grande tendresse, décrit de façon implacable les étapes de la démence qui s'empare de cet enfant : les insomnies, l'apathie, la douleur physique, les hallucinations et l'hystérie. On retrouve l'univers de Barrios dans Pauvre laid !, la chronique épistolaire - plus amère que douce - des amours impossibles d'un jeune homme disgracié.