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Détruire tout

Résumé
Un féminicide à une époque - les années 1960 - et en un lieu - la campagne - où la solidarité masculine trouvait des circonstances atténuantes aux assassins. Face à ce "fait divers", une approche kaléidoscopique inédite par sa forme qui, à force de coups de sonde dans la matière brute d'une époque, non seulement met au jour un geste ignoble mais révèle l'impensé de l'immense complicité sociale. Un livre étonnant, servi par une écriture aussi rigoureuse qu'incandescente, qui vient nous rappeler à point nommé l'une des forces les plus indispensables de la littérature : sa capacité à nous éblouir sans nous aveugler.
Durée: 4h. 33min.
Édition: Arles, Actes Sud, 2025
Numéro du livre: 80279
ISBN: 9782330209940

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Durée : 2h. 26min.
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Durée : 3h. 25min.
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Résumé:Neuchâtel, du côté du port. Christophe et Estelle se donnent rendez-vous au restaurant. Christophe fête son quarante-huitième anniversaire ; Estelle est sa femme. Chacun, par sa propre voie, escompte le bonheur. Tandis que l’automne engourdit ruelles et quartiers, une interrogation demeure : et maintenant, qu’allons-nous faire ? Dans ce roman aux allures de pièce en quatre actes, Julien Sansonnens met en scène deux vies ordinaires et peint les métamorphoses de sa ville natale, à l’aube du nouveau millénaire.
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Lu par : Cédric Kohler
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Lu par : Caroline de Rham
Durée : 5h. 16min.
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Résumé:De la chaîne du Jura à Uranium City dans la forêt boréale, trois promenades à la fois proches et lointaines aux allures d’investigation. Les histoires défilent mais sont toutes étrangement contenues par la même dorsale : un massif de calcaires. Une montagne grignotée par une carrière, des squats transformés en immeubles au béton clinquant, une ville dévastée par l’exploitation minière sont autant de lieux explorés par l’écrivain Antoine Rubin, qui interroge notre lien à la terre, nos façons de faire société au milieu de paysages abîmés. Avec une narration poétique et photographique, il capte des tentatives de vies collectives ainsi que des instantanés aux prises avec la mémoire et l’oubli. Comment habiter un monde, dès lors qu’il semble promis aux ruines ?
Lu par : Gilbert Wursten
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Résumé:Jana, une enfant libre et indocile, court les pâturages, s’allonge dans les fourmilières et voudrait vivre dans la forêt. Elle inquiète ses parents et suscite l’émerveillement d’Ivo, son demi-frère, qui fait de son mieux pour la protéger. Dans la petite ville des montagnes jurassiennes où vit la famille, des centaines d’ouvrières et d’ouvriers assemblent des caméras et boîtes à musique vendues partout dans le monde. Mais à la fin des années soixante, cette industrie de fine mécanique décline, et Jana, adolescente, est enfermée. Implacable, la société menace de broyer celle qui refuse d’en être un rouage. Pour évoquer une page sombre et méconnue de l’histoire suisse, Roland Buti met en scène des personnages hauts en couleur, malmenés par l’existence, auxquels il donne vie par son écriture sensuelle et malicieuse.
Lu par : André Cortessis
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Résumé:Fille d’immigrés italiens et petite-fille d’un partisan de Mussolini, Adelina naît à Zurich dans les années 50. Elle a dix-huit ans lorsque, à la mort de son père, elle hérite de ses dettes. Forcée d’interrompre son apprentissage pour entrer à l’usine, elle rencontre Toto, un saisonnier italien dont elle tombe amoureuse. Mais peu après la naissance de leur fille, Toto disparaît. En ce début des années 70, dans une Suisse que l’essor économique rend impitoyable, Adelina n’a pas le choix : elle va devoir faire confiance à des hommes qui ne veulent pas tous son bien. En racontant tambour battant la vie quotidienne de son héroïne – cette mère célibataire, précaire et épuisée, mais qui ne se résigne pas –, Lukas Bärfuss brosse une redoutable fresque de la société libérale et signe un grand roman sur l’injustice et la dépossession
Lu par : Gilbert Wursten
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Résumé:Vie de carton ou la fable du déménageur suit l'existence précaire d'un individu qui tente, tant bien que mal, d'avoir une vie stable. On y rencontre les marginaux, dans un décor qui n'exagère aucun relief, sinon par humour, sans posture d'écrivain. Un réalisme touchant de simples vérités. Le narrateur croit en la possibilité de vivre sans aide extérieure. Il tente tout : bitcoins, déménagement, pêche, plantation... Un " qui veut peutA " qui renvoie à la force du vouloir d'une génération milleniale qui tente encore de croire au pouvoir de soi face aux inégalités criantes et systémiques. On y lit aussi la difficulté d'être père, en marge des modèles normatifs. Sans revendiquer quoi que ce soit, la marge se fait humaine dans l'écriture brute, belle et saillante de José Gsell.
Lu par : André Cortessis
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Résumé:La vie d’Aris Gatineaux a été forgée par la pauvreté et la condescendance des nantis, c’est naturellement qu’il est devenu illégaliste, clandestin de la lutte armée et terroriste paisible. Chacune de ses actions de guérilla urbaine, chacune de ses paroles militantes, chaque mensonge pour le besoin de la cause révolutionnaire l’arrachent un peu plus à son père, à sa mère, à ses amours, aujourd’hui en friche. La cellule du Chat Noir est la matrice d’Action Illégaliste. Cinq amis d’enfance ont mis le mouvement en branle avant qu’il ne s’essaime. Ils voulaient, disperser leurs idées comme le vent disperse les graines. Leur amitié a été une évidence dès l’école enfantine. Ils étaient bringuebalants, c’est pourquoi ils se sont tant aimés. Ils appellent ça, « la liberté du vertige » en guerre contre un système qui a comme vocation l’anéantissement de la planète, la mort lente des exploités, la mort violente des révoltés. Chargé d’éliminer le PDG d’une multinationale d’agrochimie, confronté à sa nature profonde, Aris questionne l’assassinat.
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 3h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70182
Résumé:Un jeune squatteur, Elias, rencontre un "homme de la forêt" , l'énigmantique Kahru, avec qui il se lie rapidement d'amitié. Elias s'aproche avec fascination et crainte de la limite sociale que constitue la marginalité de cet homme qui vit retiré dans les bois, loin du monde turbulent de notre société. Si le bagage étoffé du sociologue est présent à chaque ligne, la profondeur poétique donne à ce récit de fiction une dimension à la fois épique et humaine.
Lu par : Claude Yersin
Durée : 3h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69043
Résumé:C’est le dernier soir à L’Helvezia, le bistrot du village racheté par des investisseurs. Tous les habitués sont là: la Tante, hôtesse de tout son monde, la Silvia, l’Otto, le Luis, l’Alexi, et les autres aussi, encore vivants ou déjà morts. L’alcool coule à flots et ça fume à tout-va. On est en janvier et il ne neige pas. Il pleut comme vache qui pisse. C’est quoi cette bizarrerie climatique ? Le déluge ? On cause de ça, de tout, sans discontinuer. Ressurgissent alors les histoires enfouies de ce village qui pourrait bien être le centre du monde. La fin est proche, mais tant qu’il y a quelqu’un pour raconter, on reprend un verre. Ce Prix suisse de littérature 2012 s’avale cul sec !
Lu par : Michel Zendali
Durée : 6h. 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:« J’ai dribblé les décorations de Noël installées le long du trottoir, poussé la porte du café des Arts. J’ai déchiré la cellophane du paquet neuf, entamé une première cigarette. C’est peut-être ça le secret de l’endurance : l’habitude. » On m’a posé la question du titre : pourquoi Banana Spleen ? Il fait moins allusion à un dessert qu’à une fameuse pochette de disque du Velvet Underground, créée par Wahrol en 67. C’est le point de départ : un spleen mâtiné de culture pop. L’amour, le désir, la pulsion de mort, la chute, la résilience. Autant d’écueils et de grandeurs dans le parcours d’André Pastrella confronté à une société normée, intransigeante, consommatrice au point d’en absorber l’individu. Restent l’homme et ses passions, sa nécessité de se confronter au réel. Maladroitement, ingénument, aveuglément. Je n’aime pas les adverbes, alors voici un récit de vie sur la soif d’exister.