Childéric et Cathy sont dans un bateau: nouvelles
Résumé
Derrière la façade... J'étais en train de comprendre que, au-delà de l'invitation aimable et souvent réitérée par la mère, nous, les désargentées filles de fauchés, les maigrichonnes aux yeux clairs, avions droit, faute d'un vrai repas, à un prêche proféré par deux apôtres du célibat, chantres du pain noir et prophètes d'une vie qui ne se continuait qu'au Ciel. Amen. Ces éteigneurs de réverbères s'alimentaient de vieille graisse mais, même avaricieux, ils avaient du coeur car qui d'autre qu'eux nous avait ouvert leur porte ? Je n'allais pas me mettre à prier pour autant car, si Dieu avait voulu que je mangeasse de ce pain, il eût dû me faire naître chez ces vertueux-là, pensais-je à peu près en essayant de me souvenir de la leçon du matin sur les propositions irréelles. Cette construction austère en apparence transformait la réalité en rêve. Dans son arbre caché, le corbeau pentecôtiste pour moi seule médisait : " Impertinente... insolente... narchiste... strémiste... "
Lu par :
Anita Mehr ; Pierre Biner
Genre littéraire:
Nouvelle
Mots-clés:
Littérature suisse
/
Nouvelle
Durée:
5h. 4min.
Édition:
Orbe, B. Campiche, 2010
Numéro du livre:
32319
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782882412720
Documents similaires
Lu par : Marie Catherine Covarel
Durée : 5h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16542
Résumé:" À partir de 1992, ma vie est marquée par des épreuves dont on se remet avec peine: cancer de Véronique décelé (trop tardivement) en 1992, décès du conjoint en 1994, puis celui de ma fille en 1997. Entre deux morts, marquée par la dépossession, j'écris Ce qui reste de Katharina, roman dans lequel une femme fait le point sur sa vie après le décès de son fils. Mon héroïne, une Allemande née en 1918, manipulée par sa mère jusqu'à ce qu'elle épouse un Suisse et sa nationalité, m'a permis de faire une nouvelle traversée du siècle mais côté bourgeoisie. Ce livre reçoit en 1998 le Prix de la Bibliothèque pour Tous. " (www.campiche.ch)
Lu par : Colette Audeoud
Durée : 4h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 3477
Résumé:Milieu des années cinquante en Suisse : les classes laborieuses commencent à voir se concrétiser le progrès. Le confort, la voiture ne sont plus des irréalités pour nantis. L'électro-ménager s'introduit dans les familles et transforme le rôle de la femme : de productrice, elle devienne consommatrice.
Lu par : Isabelle Chabanel
Durée : 4h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 32879
Résumé:Ce roman traite de l'avortement dans le Canton de Vaud dans les années quarante, plus précisément du choix de l'avortement ou non ; de la condition de la femme dans les années 50 ; des conséquences sur la santé de la sœur cadette (à laquelle on ne devait rien dire...)
Lu par : Isabelle Chabanel
Durée : 5h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14117
Résumé:Le jardin face à la France est une forme de récit autobiographique, sans l'être totalement. Janine Massard nous fait sentir, avec force et émotion, la vie quotidienne, durant la dernière guerre mondiale, d'une petite ville suisse tranquille, Rolle. Et pourtant, la guerre est tout près, de "l'autre côté du lac". Proche d'un Henri Debluë (Et Saint-Gingolph brûlait), Janine Massard dresse le portrait d'un grand-père hors du commun, qui ouvre les yeux de sa petite fille sur les désastres du monde, tout en l'accueillant dans ce jardin qui restera un souvenir merveilleux dans l'esprit de l'enfant. Dans son roman, Janne Massard évoque aussi les "oubliés" de la prospérité suisse, ces travailleurs de la terre qui peinent à s'en sortir économiquement et sont prêts à tous les sacrifices pour y parvenir.
Lu par : Denise Michel-Loup
Durée : 2h. 56min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 66280
Résumé:Grand-maman Claire voudrait voir la mer. Elle demande à sa petite-fille de l’y accompagner. Le voyage en train se révélera plein de contrastes entre les deux femmes: l’une, née à la vitesse du cheval, l’autre, grande voyageuse, ne se déplaçant qu’en train. On est en pleine guerre froide et dès qu’on sort de Suisse, on se cogne à l’Histoire, d’où contrastes entre celle qui s’adapte et celle qui ne le peut pas.
Lu par : Isabelle Chabanel
Durée : 3h. 6min.
Genre littéraire : Voyage/exploration
Numéro du livre : 33773
Résumé:Cet écrit reconstitue toutes sortes de déplacements individuels en train, entre1963 et 1967. La toile de fond en est le passage des frontières malgré la guerre froide, car pour se déplacer de Trieste à Sofia ou Istanbul, ou de Trieste à Athènes, passeports et visas étaient encore nécessaires. L'idée de traverser un pays dit communiste, telle la Yougoslavie pour aller en Grèce, ou encore la Bulgarie pour voir la Mer Noire, effrayait beaucoup de personnes, on nous prédisait que nous ne reviendrions pas... Et les lignes ferroviaires, qui s'étiraient d'un bout à l'autre de cette immense région, étaient pleines de surprises, certains secteurs n'étaient pas encore électrifiés, on empruntait les trains à vapeur et on était content quand on arrivait à destination.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 4h. 56min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 19847
Résumé:Le texte présenté ici constitue les premières pages d'un récit que Janine Massard se propose d'écrire sur son oncle, pêcheur du Léman, qui a aidé des résistants français durant la Seconde guerre mondiale. (culturactif.ch)
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 5h. 16min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 18416
Résumé:Les régions industrielles du Jura? Si étrange que cela puisse paraître, elles ont longtemps passé pour un "petit paradis" aux yeux des gens de la plaine. Le récit de Janine Massard sonde cette légende. Interrogeant nombre d'ouvriers de ce que l'on a appelé "la belle époque", donnant la parole à l'un d'eux, Jacques, l'auteur reconstitue la vie quotidienne des paysans, la plupart d'entre-eux nés dans les villages du pied du Jura, élevés pour le travail de la terre et pour l'obéissance, vivant en autarcie, et que l'on a transformés, en l'espace de quelques années, en des émules du Charlot des Temps Modernes, gesticulant autour d'une chaîne de montage. C'est la chronique ordinaire, parfois crue et choquante d'une mutation.
Lu par : Sylvain Jaquenoud
Durée : 5h. 16min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 36792
Résumé:Ces papiers dispersés ravivent des souvenirs et intéressent Léa autant que les notes de Heide, ils l'aident à reconstituer aléatoirement l'histoire de sa belle-famille, à trouver peut-être des indices dérisoires mais nécessaires à la compréhension d'un acharnement destructeur sur une branche généalogique précise...???Et si, par des voies occultes, les crimes nazis retombaient sur la descendance ? C'est la question que finit par se poser Heide, dont le frère a fait la guerre sous l'uniforme SS, en constatant qu'une étrange multiplication de malheurs, les atteint, lui comme elle, dans la chair de leur chair. Alors, hasard ou syndrome du châtiment ?
Lu par : Anne-Lise Zambelli-Blanc
Durée : 2h. 52min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13428
Résumé:...Un recueil de nouvelles, donc, comme son titre le laisse entendre, mais un recueil divisé en 2 parties. Dans un premier temps, Claude-Inga Barbey nous livre 4 nouvelles, 4 destins de gens ordinaires et dont le trait commun est cette forme sournoise d'entrave à la vie que fait peser sur eux un douloureux passé. Betty, que seul la mort de sa mère indigne libérera du poids de la vie, Edith, inféodée à un époux hostile, qui cherche dans l'imaginaire des histoires qu'elle dessine pour les enfants, l'improbable consolation de la perte de ses parents, Louise, enfant de l'assistance publique, qui est incapable de croire à l'amour de Vincent tant elle se croit peu digne d'amour et d'intérêt, et cet homme, enfin, qui n'a pas de nom dans la dernière nouvelle, abusé sexuellement par son beau-père et qui ne trouvera que dans une sorte d'abandon sauvage un sentiment d'existence. Un indéfectible sentiment d'abandon ancré toujours dans une enfance blessée, fait de chacun de ses êtres des analphabètes de l'amour. Et puis, dans une seconde partie du livre, ce sont des textes brefs que nous propose Claude-Inga Barbey, qui relèvent moins de la nouvelle que de la chronique, ou même de l'instantané. Une quinzaine de textes dans lesquelles l'auteur croque des instants de vie, cristallise un quotidien dans lequel elle débusque ces palpitations de l'âme, ces fragments d'émotions qui conditionnent nos actes et trahissent nos blessures. (www.rsr.ch)
Lu par : Emmanuelle Lobgeois
Durée : 3h. 31min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 38127
Résumé:Nos préconçus nous rassurent. Forts de cet appui, nous pouvons évoluer dans un univers simplifié et prévisible. Statuts sociaux, règles de conduite, jugements à l’emporte-pièce, autant de codes auxquels nous adhérons, souvent sans les remettre en question. Les quinze nouvelles de ce recueil visitent avec une pincée de moquerie ou un zeste de douceur cette lecture que chacun de nous fait du monde, amalgame d’a priori susceptible de basculer en un instant… pour un rien… Le regard acéré d’Hélène Dormond invite le lecteur, à travers ses récits espiègles, à questionner les comportements et représentations des personnages de chacun de ces courts textes au gré de délicieuses boutades qui nous emmènent loin des sentiers battus.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 2h. 8min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13871
Résumé:Avant de venir s'établir à Genève en 1937, Ludwig Hohl (1904-1980) vécut à Paris et à Vienne, enfin aux Pays-Bas où il oeuvra dans la plus grande solitude spirituelle et dans une misère matérielle voulue. Cette traversée du désert lui fut nécessaire pour rédiger Die Notizen, son livre le plus représentatif d'une pensée en mouvement, à la fois nerveuse, fulgurante et lucide.Au cours de ses séjours en France et en Autriche, Hohl écrivit des textes courts dont un choix vous est proposé ici. On y retrouve un narrateur sans le sou, attiré par les faubourgs, des ratés de toutes sortes, des fantaisistes blêmes, des prolétaires musclés ou fluets, des femmes de mauvaise vie.Ce promeneur solitaire, qui fait songer aux vagabonds de Robert Walser, vient parfois échouer sur la berge d'un fleuve ou au bord de la mer. Dans des moments d'intense contemplation que la présence ou le mouvement de l'eau fait naître, l'auteur donne libre cours à une émotion et à un lyrisme qu'on ne retrouvera plus dans la production ultérieure.