Contenu

Un si beau printemps

Résumé
Que nous est-il arrivé ? Je compare l'aujourd'hui avec ce que nous espérions - les gens de ma génération, ou une partie d'entre eux. Si l'on nous avait dit, quand nous avions votre âge: "Voilà ce que sera le monde, dans quarante ans", en décrivant ce début de millénaire tel qu'il est sous nos yeux, nous aurions éclaté de rire, nous aurions crié au fou! Avec les promesses que nous avions dans les mains, avec notre énergie, notre ardeur, nous allions évidemment bâtir une Terre fraternelle, débarrassée de la pauvreté et de la faim, une Terre d'hommes et de femmes égaux! Et nous ne courions pas après une lointaine utopie, non: le meilleur était en marche, il naissait sans heurts, sous nos pas. Il n'y avait qu'à continuer dans la direction indiquée par les mouvements sociaux d'avant et d'après guerre, il n'y avait qu'à approfondir le sillon que d'autres avaient ébauché avant nous! Au lieu de cela, le spectacle de maintenant. Une révolution a eu lieu. Pas celle que nous espérions. Nous avons échoué, nous nous sommes fait baiser, profond. Par qui? Comment?
Durée: 4h. 44min.
Édition: Orbe, B. Campiche, 2009
Numéro du livre: 16842
ISBN: 9782882412607

Documents similaires

Lu par : Evelyne Rochat
Durée : 8h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 4063
Résumé:Cette petite musique qui fait la réussite d'un récit, cette écriture qui module sur les notes grises du quotidien et nous saisit plus que tout artifice de style, ce souffle régulier, obstiné, dans le parcours d'un microcosme, Michel Bühler les maîtrise de la première à la dernière page de La Parole volée. Les saisons montent et descendent comme un lent mouvement de marée. Les montagnes se rapprochent et s'éloignent selon les brumes, tantôt barrières qui claquemurent, tantôt promesses d'espace. Des hommes passent de l'usine au café, de la bourrasque de neige à la cuisine, incapables, par timidité, de s'exprimer sur leur travail, ni sur l'angoisse de le perdre. La moindre discussion briserait un équilibre morne et délicat. La vie quotidienne de Sainte-Croix, son langage, son cadre naturel, sa manière de penser, ses mythes, ses surnoms, ses lieux, l'articulation entre les autochtones, les frontaliers et les immigrés, ne sont pas décrits mais éprouvés, intériorisés, invoqués avec une sourde magie, si bien que peu de localités de notre pays et aucune communauté ouvrière si précisément désignée n'ont jamais été peintes avec cette vérité par un écrivain romand. À cet égard, "La Parole volée" fait date dans notre histoire littéraire, comble un manque, inscrit Bühler dans la plus haute tradition du roman social.
Durée : 4h. 58min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 77776
Résumé:L'auteur aborde ici le monde du pouvoir à travers la carrière exemplaire de Jean Martin, directeur du département des ressources humaines dans une grande banque. Une réussite professionnelle qui se lézarde face au vide existentiel. A cinquante ans, il prend conscience qu'il passe à côté de la vie. Ses séjours en Valais et la rencontre d'une jeune femme bouleverseront l'homme établi.
Durée : 2h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 73560
Résumé:Dans son récit Les Maîtres du vent, le chanteur, écrivain et défenseur de nobles causes, relate la croisade menée par les opposants pour tenter de saborder ce projet qui a divisé la population entre deux camps presque égaux. «Il s’agit là d’un texte partisan. Oui, j’utilise parfois des termes qu’on pourra juger excessifs. Je les assume.» Le narrateur annonce la couleur. C’est l’indignation, la colère, une infinie tristesse qui ont mobilisé sa prise de position et son coup de gueule.
Lu par : Michel Bühler
Durée : 3h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 36987
Résumé:Ce roman, très attendu, nous raconte l’histoire du retour d’Eustache Joubert dans son village natal du Jura, Cormont, après avoir travaillé près de 40 ans dans la capitale… Un côté «polar» puisque le héros du livre découvre, en se promenant sur les crêtes jurassiennes, un cadavre non-identifié. Ce livre est surtout l’occasion d’évoquer des thèmes comme les éoliennes, l’UDC, les «cas sociaux », les anglicismes. Ce livre se lira aisément et plaira, à n’en pas douter, à beaucoup de lecteurs…
Lu par : Michel Bühler
Durée : 4h. 58min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 65826
Résumé:Un politicien bien ancré à droite me disait l’autre jour, entre condescendance et ironie: «Toi dont les convictions n’ont pas changé depuis notre jeunesse, tu n’en as pas marre d’être éternellement dans le camp des perdants? N’as-tu pas le sentiment de t’être trompé toute ta vie? » Sur le moment, je n’ai pas su quoi rétorquer. À la réflexion, voici ce que j’aurais dû répondre: «La première fois que j’ai manifesté, c’était pour marquer mon opposition à l’intervention américaine au Viêtnam. Tu nous traitais de gauchistes, d’ennemis de l’Occident et de la démocratie. Oserais-tu maintenant soutenir que cette guerre n’était pas une saloperie, inutile et cruelle? Entre nous: j’avais raison. Je me souviens d’un samedi à Kaiseraugst, là où tu voulais implanter une centrale nucléaire, indispensable au pays! Nous étions des milliers à dire non. Tu nous accusais de vouloir mettre à bas l’économie, nous étions de mauvais Suisses, des traîtres à la Patrie! Kaiseraugst ne s’est pas construite. Pourtant le pays n’est pas ruiné. J’avais raison. J’ai témoigné plus tard au procès d’un objecteur de conscience. Pour toi, ces idéalistes préparaient le lit des hordes barbares venues de l’Est, et s’apprêtaient à livrer nos femmes aux violeurs de toutes sortes. Maintenant, l’objection de conscience est admise, les convictions différentes respectées. Désolé mais, là aussi, j’avais raison… …La dernière fois que j’ai rejoint des protestataires, c’était pour suivre un cours de fauchage, pour être prêt au cas où Monsanto et toi-même parveniez à imposer les OGM dans nos champs. Il est un peu tôt pour juger, mais je crois hélas que le temps dira que j’ai eu raison. Cela dit, mon vieux, si tu as besoin de conseils, n’hésite pas à me rappeler!» Michel Bühler
Lu par : Pierre Luisoni
Durée : 3h. 26min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 19282
Résumé:Par ma fenêtre, le vert profond du pré ; plus loin un enchevêtrement gris de troncs et de branchages. Le ciel est plombé. Par une feuille encore, dans le bosquet qui sépare ma maison du vaste plateau des Granges. La radio, tout à l'heure, annonçait de possible chutes de neige jusqu'à mille mètre d'altitude. Tout pourrait être à nouveau blanc, demain matin. Je sais qu'en bas, en Plaine, du côté d'Yverdon ou de Lausanne, les pommiers et les cerisiers sont déjà couverts de fleurs, la sève impérieuse charrie ses flots, riches de sucre, entre bois et écorce. Les champs de colza étalent leur jaune pétant à côté des pousses de blé tendre, les marroniers et les tilleurs défroissent leur feuillage pour l'offrir à la caresse du soleil. En bas, la chaleur, les parfums entêtants, la joie du renouveau, l'herbe grasse.
Lu par : Marcel Pahud
Durée : 2h. 6min.
Genre littéraire : Contes et légendes
Numéro du livre : 1951
Résumé:
Lu par : Michel Bühler
Durée : 3h. 2min.
Genre littéraire : Arts
Numéro du livre : 18101
Résumé:La chanson, c'est le PPPC, le Plus Petit Produit Culturel ! En trois minutes, en quelques couplets, quelques refrains, vous avez une histoire, un roman, un film entier ! Que l'on pense à « La Mère à Titi » de Renaud : tout est là, le décor, la vie quotidienne, la banlieue, les rapports entre les personnages ! Que Jacques Brel chante son « Plat pays », vous voyez défiler devant vous mieux que tous les documentaires sur la Belgique ! Avec la poésie et les frissons en plus. Écoutez « La Pinte vaudoise » ou « La Partie de Cave » de Jean Villard-Gilles, c'est tout le canton de Vaud, c'est toute l'âme vaudoise qui est là, ce sont les vignes pentues du Lavaux, et la lune qui « se reflète au profond de l'eau qui dort »... Contrairement à tous les autres produits culturels, la chanson peut vivre sans support. Vous pouvez la mettre au fond de votre mémoire, l'emmener partout, et la faire renaître au moment que vous choisirez !
Lu par : Michel Bühler
Durée : 48min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 19511
Résumé:De son enfance à Sainte-Croix, Michel Bühler reçoit sécurité et joie dans une famille élargie baignée de chansons populaires. Il expérimente aussi la solidarité des luttes ouvrières. Enfant, il veut tout connaître, c'est ce qui motive son métier d'instituteur. Avec les copains de l'Ecole Normale, il gratte la guitare et chante Brassens. Puis il écrit ses premières chansons. Denis Niklaus, devenu son imprésario, l'engage à monter à Paris: la maison de disques Festival produit son premier 45 tours. Un soir, à Genève, il réussit à voir Gilles Vigneault, ils tombent en amitié et ne se quitteront plus. Viendront 15 années à Paris, insouciantes et fructueuses avec la maison de disques l'Escargot fondée par Vigneault. Creux de vague, retour à Sainte-Croix, déprime, Hermes Precisa ferme ses portes, les ouvriers manifestent, Michel porte leur témoignage dans "La parole volée". Portrait d'un homme habité par l'espoir de la dignité dans la condition humaine.
Lu par : Liliane Pierré
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16066
Résumé:L'histoire se passe à " la Za " un hameau posé sur la montagne fissurée où Zach s'est refugié. Il rencontre une petite fille qui lui pose beaucoup de questions, mais il y a aussi Greg. Les autres voisins et Mina, une jeune femme de la plaine. Ils vont partager un très singulier regard sur un monde végétal et mystérieux.
Lu par : Michel Joyet
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13015
Résumé:Ce douzième roman a pour cadre (et presque pour personnage) une résidence secondaire non loin de Paris. Un homme y revient, au début de la mauvaise saison, et l'observe longuement du dehors. Il se souvient... Bâti en trois temps, le récit fait alterner les réminiscences du narrateur et des scènes dialoguées de sa vie avec Julie dans cette maison, après leur rencontre au cours d'un cocktail littéraire parisien. La description de celui-ci, pièce d'anthologie constituée uniquement de bribes de conversation, occupe une quarantaine de pages au coeur du livre. C'est du Beno de haut vol, qui se livre à une sorte de concentré parodique des Fruits d'or de Nathalie Sarraute, en rapportant les propos d'une micro-société observée sans indulgence à la loupe grossissante. Avec cette devinette, comme une cerise sur le gâteau: quel est le mot de onze lettres se terminant par L dont la définition est do? Dès le départ, le narrateur oscille entre le désastre et la merveille, les mégots calcinés et le souvenir des craquantes galettes saupoudrées de sucre glace de jadis. Cette maison, il l'a aimée et détestée à la fois, comme ses trop nombreux occupants, la famille et les amis de Julie: son père, sa nouvelle épouse et leur affreux chien, son frère, sa soeur et leurs conjoints, ses deux fils, leur femme ou amie et leurs enfants à tous. Bref, il y a toujours du monde à loger et nourrir, des allées et venues, des corvées domestiques et des travaux sans fin dans la maison et le jardin. (Isabelle Martin, Le Temps, mars 2003)
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 2h. 32min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18963
Résumé:C'est l'histoire d'un homme qui a « encore quelques velléités à être un homme normal ». C'est pourquoi à soixante-trois ans il décide de mener en cachette une enquête sur sa propre vie. Parce qu'il se soupçonne. Sans pouvoir être plus précis, il a le sentiment d'avoir commis un crime horrible dont il aurait tout oublié et dont personne n'aurait jamais rien su. Malheureusement, son entreprise est limitée par deux handicaps. Premièrement, il a les vaisseaux capillaires des jambes si bouchés qu'il ne peut pas faire plus de deux cents mètres dans le monde sans hurler de douleur. Deuxièmement, il vit dans un pays francophone, mais il ne connaît guère plus de mille mots français. Or, pour être compris, il doit absolument se justifier en français. C'est donc l'histoire d'un homme un peu anormal que vous allez suivre. Une île de mille mots et de deux cents mètres de rayon qui part à la recherche de son passé. C'est un livre sur la mémoire perdue, sur la pauvreté et le mystère des mots et sur l'impossibilité de nommer ce qui est en nous. Voilà le paradoxe : plus j'écrivais, plus cette terrible sentence de René Char me fissurait l'esprit : « Les mots savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. »